Textes en vigueur
Les LVA sont entrés dans les textes par la loi de janvier 2002 et plus précisément par le III du L.312-1, ils sont donc soumis aux articles énoncés dans ce III mais aussi à la section unique D.316 du CASF prioritairement, ils sont soumis par ailleurs à tous les articles qui les nomment explicitement.
Vous en trouverez ci-après leur liste puis leur contenu avec le lien qui permet de vérifier sur le net l’actualité du texte que nous avons relevé.
Vous pouvez retrouver ses articles plus ou moins commentés dans les page propre à « l’autorisation ». à la « tarification » au « temps de travail » etc…
Pour une meilleur compréhension quelques notions de base :
– CASF = Code de l’Action Sociale et des Familles,
- L article de Loi, voté par le Parlement, (législatif)
- R article de décret en Conseil d’État, à l’initiative du Gouvernement, (réglementaire)
- D article de décret à l’initiative du Gouvernement (réglementaire)
Viennent, ensuite, les « circulaires » qui n’ont ni une valeur « législative » ni « réglementaire » qui mettent de l’huile dans les rouages ou des bâtons dans les roues…

SOMMAIRE LEGIFRANCE
| Article L.133-6 | « Nul ne peut diriger exploiter participer s’il a été condamné….. » |
| Article R133-1 | qui est concerné |
| Article R133-2 | qui demande la délivrance de l’attestation |
| Article R133-3 | rôle du Président du CD |
| Article R133-4 | motif de refus d’attestation |
| Article R133-5 | pour les mineurs de moins de 13 ans |
| Article R133-6 | validité de l’attestation |
| Article R133-8 | l’attestation devient caduque si… |
| Article R133-9 | suspension de l’activité de la personne concernée |
| Article R133-10 | accès du Président du CD au casier n°2 et au Fichier Judiciaire Aut |
| Article R133-11 | Transmission aux employeurs et directeurs d’établissement par le CD |
| depuis le 1er septembre 2025 tous les professionnels et bénévoles | |
| intervenant auprès de mineurs doivent faire une demande | |
| « d’attestation d’honorabilité » | |
| qui simplifie la procédure de demande ci-dessus | |
| https://honorabilite.social.gouv.fr/jai-besoin-dune-attestation-dhonorabilite | |
| III de l’article L. 312-1 | |
| Section unique | |
| le temps de travail D.316-1-1 à -1-4 fait l’objet d’un traitement séparé | |
| Article D316-1 | def du lva |
| Article D316-2 | personnes accueillies |
| Article D316-3 | ceux qui adressent |
| Article D316-4 | contrôle et livre de présence |
| Article D316-5 | Tarification contestée définition et procédure forfait journalier |
| Article D316-6 | Tarification contestée compte d’emploi et convention triennale |
| R. 314-56 | Tarification contestée pièces attestant des obligations fiscales…. |
| R.314-57 | Tarification contestée matériels équipement propriétés foncières…. |
| R.314-58 | Tarification contestée choix prestataires et fournisseurs |
| R.314-59 | Tarification contestée éventuelle convention entre gestionnaire et ad |
| R. 314-62 | Tarification contestée difficultés financières |
| R. 314-99 | Tarification contestée extension à d’autres établissements |
| R. 314-100 | Tarification contestée obligation organisme gestionnaire |
| L.311-4 | charte, règlement intérieur, contrat de séjour |
| Article R311-37 | règlement intérieur, de fonctionnement |
| D. 311 | contrat |
| L.311-5 | personne qualifiée |
| Article R311-1 | action de la personne qualifiée |
| L.311-5-1 | personne qualifiée pour les majeurs |
| L.311-6 | Conseil de la vie sociale |
| Article D311-3 | CVL pas obligatoire pour les LVA |
| Article D311-20 | CR des CVL |
| Article D311-21 | autres modalités |
| Article D311-25 | désignation des membres |
| Article D311-27 | adoption CVL |
| Article D311-28 | confidentialité |
| Article D311-29 | suite aux avis |
| L.311-7 | règlement de fonctionnement |
| Article R311-33 | qui l’arrête ? |
| Article R311-34 | distribution affichage |
| Article R311-35 | contenu |
| Article R311-36 | transferts |
| Article R311-37 | vie collective |
| L.311-8 | projet d’établissement |
| L.312-5 | pour bien voir que nous ne sommes pas dans les schémas |
| L.312-8 | évaluation contesté |
| voir décret calendrier évaluation | |
| L.313-1 | Autorisation détails |
| Article D313-7-2 | Caducité ? |
| Article D313-10-8 | cession de l’autorisation |
| L.313-1-1 | Le II exonère les LVA de l’appel à projet |
| L.313-2 | demande d’autorisation hors appel à projets |
| Article R313-8 | demande d’autorisation en dehors de l’appel à projet |
| Article R313-8-1 | dossier de demande |
| L.313-3 | qui délivre l’autorisation |
| Article D313-10-6 | transmission au représentant de l’État |
| D.313-10-7 | transmission dans les deux mois |
| L.313-4 | le projet répond… est conforme à la réglementation pour les LVA |
| L.313-6 | Le IIII n’y soumet pas les LVA |
| Article D313-11 | visite de conformité contestée |
| Article D313-12 | « |
| Article D313-13 | « |
| D.313-14 | « |
| Article L313-13 | compétents pour les contrôles |
| Article R313-25 | organisation visite de contrôle |
| Article R313-25-1 | éventuelles sanctions |
| Article L313-14 | les risques de sanctions |
| Article R313-26 | administration provisoire dont on ne voit pas bien |
| comment elle s’appliquerait aux LVA | |
| Article R313-26-1 | « |
| Article R313-27 | « |
| Article L313-15 | cessation d’activité par l’autorité |
| Article L313-16 | risques pendant injonction ou suspension |
| Article L313-17 | administration provisoire |
| Article R313-26-1 | pouvoir de l’administration provisoire |
| Article L313-18 | cessation définitive vaut abrogation de l’autorisation |
| Article L313-19 | modalité de cessation définitive pour las personnes morales se méfier du 6° |
| Article L313-20 | ne concerne pas les LVA |
| Article L313-21 | abrogé |
| Article L313-21 | sanctions autour de l’autorisation |
| Article L313-22-1 | sanctions refus de contrôles |
| Article L313-23 | abrogé |
| Article L313-24 | protection des lanceurs d’alerte salariés |
| Article L313-25 | conflit d’intérêts |
| Article L331-7 | cession |
| Article L331-8-1 | dysfonctionnement grave |
| Article R331-10 | information au CVS des dysfonctionnement |
| Article R331-8 | transmission aux autorités des dysfonctionnement |
| Article L331-8-2 | agents contrôleurs |
| L. 433-1. | Temps de travail des Permanents et Assitants |
| Article D316-1-1 | calendrier et définition de « résidant » |
| Article D316-1-2 | modification du calendrier |
| Article D316-1-3 | entretien de suivi |
| Article D316-1-4 | Calcul temps de travail pour les « non résidant » |

Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 16
I. – Nul ne peut exploiter ni diriger l’un des établissements, services ou lieux de vie et d’accueil régis par le présent code ou ceux mentionnés à l’article L. 2324-1 du code de la santé publique ou aux 1° et 2° de l’article L. 7231-1 du code du travail, y intervenir ou y exercer une fonction permanente ou occasionnelle, à quelque titre que ce soit, y compris bénévole, y exercer une activité ayant le même objet en qualité de salarié employé par un particulier employeur au sens de l’article L. 7221-1 du même code, ou être agréé au titre du présent code, s’il a été condamné définitivement soit pour un crime, soit pour les délits prévus :
1° Au chapitre Ier du titre II du livre II du code pénal, à l’exception des articles 221-6 à 221-6-2 ;
2° Au chapitre II du même titre II, à l’exception des articles 222-19 à 222-20-2 ;
3° Aux chapitres III, IV, V et VII dudit titre II et à l’article 321-1 du même code lorsque le bien recelé provient des infractions mentionnées à l’article 227-23 dudit code ;
4° Au titre Ier du livre III du même code ;
5° A la section 2 du chapitre II du titre II du même livre III ;
6° Au titre Ier du livre IV du même code ;
7° Au titre II du même livre IV.
L’incapacité prévue au premier alinéa du présent I s’applique également en cas de condamnation définitive à une peine supérieure à deux mois d’emprisonnement sans sursis pour les délits prévus :
a) Aux articles 221-6 à 221-6-2 et 222-19 à 222-20-2 du code pénal ;
b) Au chapitre Ier du titre II du livre III du même code ;
c) Aux paragraphes 2 et 5 de la section 3 du chapitre II du titre III du livre IV dudit code ;
d) A la section 1 du chapitre III du même titre III ;
e) A la section 2 du chapitre IV dudit titre III ;
f) Au chapitre Ier du titre IV du livre IV du même code ;
g) A l’article L. 3421-4 du code de la santé publique.
II. – Le contrôle des incapacités mentionnées au I du présent article est assuré par la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues à l’article 776 du code de procédure pénale et par l’accès aux informations contenues dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues à l’article 706-53-7 du même code, avant l’exercice des fonctions de la personne et à intervalles réguliers lors de leur exercice.
L’administration chargée de ce contrôle peut délivrer une attestation à la personne qui ne fait pas l’objet d’une inscription entraînant les incapacités mentionnées au I du présent article au moyen d’un système d’information sécurisé permettant, par dérogation au premier alinéa des articles 706-53-11 et 777-3 du code de procédure pénale, la consultation des deux traitements de données mentionnés au premier alinéa du présent II, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.
L’attestation mentionnée au deuxième alinéa du présent II fait état de l’absence de condamnation non définitive ou de mise en examen mentionnées au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
L’attestation ainsi délivrée peut être communiquée à l’employeur, au directeur d’un établissement, d’un service ou d’un lieu de vie et d’accueil et à l’autorité délivrant l’agrément. L’administration chargée du contrôle peut également transmettre à cet employeur ou à ce directeur, pour les besoins du contrôle des incapacités à intervalles réguliers, l’information selon laquelle une personne en exercice est frappée par une incapacité mentionnée au I ou fait l’objet d’une mention au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
III. – Lorsque, en application des articles 11-2 ou 706-47-4 du code de procédure pénale ou en application du II du présent article, le directeur d’un établissement, d’un service ou d’un lieu de vie et d’accueil mentionné au I du présent article est informé de la condamnation non définitive ou de la mise en examen d’une personne y travaillant au titre de l’une des infractions mentionnées au même I, il peut, en raison de risques pour la santé ou la sécurité des mineurs ou des majeurs en situation de vulnérabilité avec lesquels elle est en contact, prononcer à l’encontre de la personne concernée une mesure de suspension temporaire d’activité jusqu’à la décision définitive de la juridiction compétente.
Lorsque l’incapacité est avérée et qu’il n’est pas possible de proposer un autre poste de travail n’impliquant aucun contact avec des personnes accueillies ou accompagnées dans l’un des dispositifs mentionnés audit I, il est mis fin au contrat de travail ou aux fonctions de la personne concernée. Le fonctionnaire détaché ou mis à disposition dont l’incapacité est avérée est remis à disposition de son administration d’origine.
En cas de condamnation, prononcée par une juridiction étrangère et passée en force de chose jugée, pour une infraction constituant, selon la loi française, un crime ou l’un des délits mentionnés au I du présent article, le tribunal judiciaire du domicile du condamné, statuant en matière correctionnelle, déclare, à la requête du ministère public, qu’il y a lieu à l’application de l’incapacité d’exercice prévue au présent article, après constatation de la régularité et de la légalité de la condamnation et l’intéressé dûment appelé en chambre du conseil.
Les personnes faisant l’objet d’une incapacité d’exercice peuvent demander à en être relevées dans les conditions prévues à l’article 132-21 du code pénal ainsi qu’aux articles 702-1 et 703 du code de procédure pénale. Cette requête est portée devant la chambre des appels correctionnels de la cour d’appel dans le ressort de laquelle le requérant réside lorsque la condamnation résulte d’une condamnation étrangère et qu’il a été fait application du troisième alinéa du présent III.
Par dérogation à l’article 133-16 du code pénal, les incapacités prévues au présent article sont applicables en cas de condamnation définitive figurant au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes même si cette condamnation n’est plus inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire.
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Le présent chapitre organise le contrôle des antécédents judiciaires :
1° Des personnes mentionnées au I de l’article L.133-6 intervenant ou souhaitant intervenir dans les établissements, services et lieux de vie et d’accueil définis :
a) Au 2° de l’article L. 214-1-1 ;
b) Au 1° du I de l’article L. 312-1, que ces établissements et services soient autorisés exclusivement au titre du 1° ou conjointement au titre du 1° et du 4° du I ;
c) Au 17° du I de l’article L. 312-1 ;
d) Au III de l’article L. 312-1 lorsqu’ils prennent en charge des mineurs et jeunes de moins de vingt-et-un ans et qu’ils sont autorisés soit par le président du conseil départemental, soit conjointement par le préfet de département et le président du conseil départemental ;
2° Des personnes qui demandent l’agrément prévu à l’article L. 421-3 pour exercer la profession d’assistant maternel ou d’assistant familial, ainsi que des personnes âgées d’au moins treize ans qui vivent à leur domicile, à l’exception de celles accueillies en application d’une mesure d’aide sociale à l’enfance.
Article R133-2
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Les personnes mentionnées à l’article R. 133-1 demandent la délivrance de l’attestation mentionnée au II de l’article L. 133-6 au moyen d’un système d’information sécurisé défini par arrêté conjoint des ministres chargés des affaires sociales, de l’éducation nationale, de l’intérieur et des collectivités territoriales.
Article R133-3
Version en vigueur depuis le 06 décembre 2024
Modifié par Décret n°2024-1136 du 4 décembre 2024 – art. 2
Le président du conseil départemental dans lequel le demandeur exerce ou souhaite exercer son activité délivre l’attestation lorsque le bulletin n° 2 du casier judiciaire et le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes ne contiennent aucune inscription ou information relative aux condamnations mentionnées au I de l’article L. 133-6 et à l’article L. 421-3.
Le président du conseil départemental indique, le cas échéant, dans l’attestation l’existence d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive au titre des infractions définies à l’alinéa précédent, au vu des informations contenues dans ce fichier.
Article R133-4
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Le président du conseil départemental ne délivre pas l’attestation lorsque le bulletin n° 2 du casier judiciaire et le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes contiennent des inscriptions ou des informations établissant l’existence d’une condamnation mentionnée au I de l’article L. 133-6 ou à l’article L. 421-3.
Article R133-5
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Lorsque la personne concernée par la demande d’attestation est une personne mineure âgée d’au moins 13 ans, le président du conseil départemental délivre l’attestation au regard des informations contenues dans le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Avant le début de l’activité définie au I de l’article L. 133-6, les personnes mentionnées à l’article R. 133-1 présentent une attestation datant de moins de six mois à leur employeur ou au responsable de l’établissement, service ou lieu de vie et d’accueil. Ces derniers vérifient l’authenticité de l’attestation selon les modalités prévues par l’arrêté mentionné à l’article R. 133-2.
Tous les trois ans, les personnes mentionnées à l’article R. 133-1 présentent une nouvelle attestation qui est vérifiée dans les mêmes conditions.
L’attestation est conservée par l’employeur ou le responsable mentionné au premier alinéa pendant une durée maximale de trois ans ou jusqu’à ce que la personne présente une nouvelle attestation.
Article R133-8
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
L’attestation devient caduque si la personne fait l’objet, après la délivrance de cette attestation, d’une des condamnations mentionnées au I de l’article L. 133-6 ou à l’article L. 421-3.
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Création Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Lorsque l’attestation est devenue caduque ou lorsque la personne concernée ne présente pas les nouvelles attestations prévues au second alinéa des articles R. 133-6 et R. 133-7, le responsable de l’établissement, service ou lieu de vie et d’accueil ou le président du conseil départemental pour les personnes mentionnées à l’article L. 421-3 peut suspendre l’activité de la personne concernée.
Article R133-10
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Créé par Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Lorsque les personnes mentionnées à l’article R. 133-1 ne peuvent pas présenter l’attestation mentionnée à l’article R. 133-2, le président du conseil départemental peut contrôler les antécédents judiciaires de ces personnes en demandant la communication :
1° Du bulletin n° 2 du casier judiciaire dans les conditions prévues au 3° de l’article 776 du code de procédure pénale ;
2° Des informations contenues dans le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes dans les conditions prévues au dernier alinéa de l’article 706-53-7 du même code.
Article R133-11
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2024
Création Décret n°2024-643 du 28 juin 2024 – art. 1
Le président du conseil départemental notifie, le cas échéant, à l’employeur ou au responsable de l’établissement :
1° L’existence d’une condamnation mentionnée au I de l’article L. 133-6 ou à l’article L. 421-3 ;
2° La mention d’une mise en examen ou d’une condamnation non définitive inscrites au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
III de l’article L. 312-1
III. -Les lieux de vie et d’accueil qui ne constituent pas des établissements et services sociaux ou médico-sociaux au sens du I doivent faire application des articles L. 311-4 à L. 311-8. Ils sont également soumis à l’autorisation mentionnée à l’article L. 313-1 et aux dispositions des articles L. 313-13 à L. 313-25, dès lors qu’ils ne relèvent ni des dispositions prévues au titre II du livre IV relatives aux assistants maternels, ni de celles relatives aux particuliers accueillant des personnes âgées ou handicapées prévues au titre IV dudit livre. Un décret fixe le nombre minimal et maximal des personnes que ces structures peuvent accueillir et leurs règles de financement et de tarification
Section unique :Lieux de vie et d’accueil
Modifié par Décret n°2013-11 du 4 janvier 2013
I.- Un lieu de vie et d’accueil, au sens du III de l’article L. 312-1 vise, par un accompagnement continu et quotidien, à favoriser l’insertion sociale des personnes accueillies. Il constitue le milieu de vie habituel et commun des personnes accueillies et des permanents mentionnés au III dont l’un au moins réside sur le site où il est implanté. A l’égard des mineurs qui lui sont confiés, le lieu de vie et d’accueil exerce également une mission d’éducation, de protection et de surveillance. II.-Le lieu de vie et d’accueil est géré par une personne physique ou morale autorisée à accueillir au moins trois et au plus sept personnes, majeures ou mineures relevant des catégories énumérées au I de l’article D. 316-2, afin notamment de favoriser leur insertion sociale. Par dérogation à l’alinéa précédent, l’autorisation mentionnée à l’article L. 313-1-1 peut porter à dix le nombre maximal de personnes accueillies, sous réserve que ces personnes soient réparties dans deux unités de vie individualisées et que ces unités respectent chacune le nombre maximal fixé à l’alinéa précédent, dans le respect de la capacité globale prévue à ce même alinéa. III.-La structure est animée par une ou plusieurs personnes, dénommées permanents de lieux de vie, qui organisent et garantissent la mise en oeuvre des missions mentionnées au I du présent article. Sans préjudice du recrutement d’autres personnes salariées, la permanence de l’accueil dans la structure est garantie par un taux d’encadrement minimal fixé à une personne accueillante, exprimée en équivalent temps plein, pour trois personnes accueillies, lorsque la structure accueille des personnes relevant des catégories mentionnées aux 1 à 4 du I de l’article D. 316-2.
Modifié par Décret n°2021-683 du 27 mai 2021
I.-Peuvent être accueillies dans un lieu de vie et d’accueil les personnes relevant des catégories énumérées ci-après : 1. Des mineurs et des majeurs de moins de vingt et un ans relevant de l’article L. 222-5 ; 2. Des mineurs et des majeurs de moins de vingt et un ans placés directement par l’autorité judiciaire en application : a) Des 3° des articles L. 112-14 et L. 112-5 du code de la justice pénale des mineurs ; b) Du 3° de l’article 375-3 du code civil ; c) Du 5° alinéa de l’article 1er du décret n° 75-96 du 18 février 1975 fixant les modalités de mise en oeuvre d’une action de protection judiciaire en faveur des jeunes majeurs ; 3. Des mineurs ou majeurs présentant des troubles psychiques ; 4. Des mineurs ou majeurs handicapés ou présentant des difficultés d’adaptation ; 5. Des personnes en situation de précarité ou d’exclusion sociale. II.-Ne peuvent être accueillis simultanément dans un lieu de vie et d’accueil, sans que la structure se voie appliquer les articles D. 341-1 à D. 341-7, plus de trois enfants de moins de trois ans accomplis. III.-Les structures mentionnées à l’article D. 316-1 ne peuvent accueillir sur un même site des personnes relevant de plusieurs catégories mentionnées au I du présent article que si : 1. La cohabitation en résultant ne présente pas de danger pour la santé, la sécurité, l’intégrité ou le bien-être physique et moral des intéressés ; 2. L’autorisation mentionnée à l’article L. 313-1-1 l’a expressément prévu et a précisé les catégories concernées. IV. – La prise en charge dans un lieu de vie et d’accueil des personnes mentionnées au I du présent article est financée : a) Par le département ayant adressé ou orienté les personnes mentionnées aux 1 et b du 2 du I ; b) Par l’État pour les personnes mentionnées aux a et c du 2, au 5 et, le cas échéant, au 4 du I ; c) Par les établissements sanitaires ou médico-sociaux ou les familles pour les personnes mentionnées au 3 et, le cas échéant, au 4 du I.
Modifié par Décret n° 2013-938 du 18 octobre 2013
Selon les cas, les personnes énumérées au I de l’article D. 316-2 peuvent être adressées ou orientées : 1. Par un président de conseil départemental, un préfet de département, une autorité judiciaire, un directeur général d’une agence régionale de santé ; 2. Par un établissement de santé, un établissement ou un service social ou médico-social ; 3. Par la famille, le représentant légal ou l’entourage des intéressés ; 4. Par les commissions mentionnées à l’article L. 245-1 ; Les autorités, les personnes physiques et morales et les commissions précitées peuvent être extérieures au département d’implantation du lieu de vie et d’accueil.
Modifié par Décret n°2013-11 du 4 janvier 2013
I.-Les dispositions relatives au contrôle, mentionnées à la section IV du chapitre III du titre Ier du livre III du code de l’action sociale et des familles sont applicables aux lieux de vie et d’accueil. II.-Dans le respect du principe de confidentialité mentionné au 4° de l’article L. 311-3, le responsable du lieu de vie et d’accueil retrace, dans un document, les indications relatives aux caractéristiques des personnes accueillies ainsi que la date de leur entrée et celle de leur sortie. Ce document est tenu en permanence à la disposition des autorités et personnes morales mentionnées aux 1 et 2 de l’article D. 316-3. En cas de modification, il est transmis sans délai aux autorités ayant délivré l’autorisation mentionnée à l’article L. 313-1-1. III.-Le responsable du lieu de vie et d’accueil établit, au moins chaque année, un rapport sur l’évolution de la situation de chaque personne accueillie et sur l’organisation des conditions de son accueil. Ce rapport est adressé à l’autorité, la personne morale ou la commission mentionnées aux 1,2 et 4 de l’article D. 316-3, responsable de l’adressage ou de l’orientation. Dans le cas où la personne a été adressée par l’une des personnes physiques mentionnées au 3 de l’article D. 316-3, ledit rapport est transmis au préfet de département d’implantation du lieu de vie et d’accueil.
Création Décret n°2013-11 du 4 janvier 2013
I. ― Les frais de fonctionnement de chaque lieu de vie et d’accueil défini à la présente section sont pris en charge par les organismes financeurs mentionnés au IV de l’article D. 316-2 sous la forme d’un forfait journalier.
L’année de création du lieu de vie et d’accueil, puis tous les trois ans, la personne ayant qualité pour représenter le lieu de vie et d’accueil adresse par lettre recommandée avec demande d’avis de réception une proposition de forfait journalier aux autorités compétentes pour délivrer l’autorisation de création prévue à l’article L. 313-1-1.
Cette proposition est fondée sur un projet de budget respectant la nomenclature comptable définie par l’arrêté prévu à l’article R. 314-5. Ce projet est joint à la proposition.
Les autorités de tarification arrêtent un forfait journalier pour l’année civile en cours et les deux exercices suivants, dans les soixante jours qui suivent la réception de la proposition de la personne ayant qualité pour représenter le lieu de vie et d’accueil.
Ce forfait journalier est opposable aux organismes financeurs mentionnés au IV de l’article D. 316-2 dès sa notification.
Lors d’un renouvellement tarifaire, si le forfait journalier n’a pas été arrêté avant le 1er janvier de l’exercice en cause, et jusqu’à l’intervention de la décision qui l’arrête, l’autorité chargée du versement règle les forfaits journaliers sur la base du montant du forfait arrêté pour l’exercice antérieur.
II. ― Le montant du forfait journalier, exprimé en multiple de la valeur horaire du salaire minimum de croissance déterminé dans les conditions prévues aux articles L. 3231-2 à L. 3231-11 du code du travail, est composé :
1° D’un forfait de base, dont le montant ne peut être supérieur à 14,5 fois la valeur horaire du salaire minimum de croissance, qui est destiné à prendre en charge forfaitairement les dépenses suivantes :
a) La rémunération du ou des permanents et des autres personnels salariés du lieu de vie et d’accueil mentionnés au III de l’article D. 316-1 ainsi que les charges sociales et, le cas échéant, fiscales afférentes à ces rémunérations ;
b) Les charges d’exploitation à caractère hôtelier et d’administration générale ;
c) Les charges d’exploitation relatives à l’animation, à l’accompagnement social et à l’exercice des missions prévues au I de l’article D. 316-1 ;
d) Les allocations arrêtées par les départements d’accueil en faveur des mineurs et des jeunes majeurs confiés par un service d’aide sociale à l’enfance ;
e) Les amortissements du matériel et du mobilier permettant l’accueil des résidents ;
f) Les provisions pour risques et charges ;
g) La taxe nette sur la valeur ajoutée pour la fourniture de logement et de nourriture dès lors que ces services constituent les prestations principales couvertes par le forfait journalier.
2° Le cas échéant, lorsque le projet prévu à l’article L. 311-8 repose sur des modes d’organisation particuliers ou fait appel à des supports spécifiques, d’un forfait complémentaire qui est destiné à prendre en charge forfaitairement tout ou partie des dépenses non prévues dans le forfait de base.
Article D316-6
Version en vigueur depuis le 07 janvier 2013
Modifié par DÉCISION n°366440 du 23 décembre 2014, v. init.
Création Décret n°2013-11 du 4 janvier 2013 – art. 1
I. ― Les forfaits journaliers mentionnés aux 1° et 2° de l’article D. 316-5 sont fixés pour l’année en cours et les deux années suivantes. Ils sont indexés sur la valeur du salaire minimum de croissance en vigueur au 1er janvier de l’année, sous réserve de la transmission du compte d’emploi prévu au III ci-après.
II. ― Chaque organisme financeur peut conclure avec la personne ayant qualité pour représenter le lieu de vie et d’accueil une convention triennale de prise en charge déterminant, notamment, les conditions d’exercice des prestations et les modalités de versement des forfaits journaliers fixés dans les conditions prévues à l’article D. 316-5.
III. ― Les lieux de vie et d’accueil transmettent chaque année avant le 30 avril aux organismes financeurs mentionnés au I de l’article D. 316-5 un compte d’emploi, dont le modèle est fixé par arrêté du ministre chargé de l’action sociale et du ministre de l’intérieur, relatif à l’utilisation des financements provenant des forfaits journaliers au titre de l’année précédente. Jusqu’à transmission du compte d’emploi, le montant du forfait journalier versé pour l’année considérée ne peut dépasser le montant du forfait arrêté pour l’exercice précédent.
IV. ― Les sommes allouées sont totalement ou partiellement reversées aux organismes financeurs si elles ont couvert :
1° Des dépenses sans rapport avec celles mentionnées au 1° du II de l’article D. 316-5 ou acceptées au titre du 2° du II du même article ;
2° Des dépenses dont le lieu de vie et d’accueil n’est pas en mesure de justifier l’emploi ;
3° (Annulé).
V. ―Les articles R. 314-56 à R. 314-59, R. 314-62, R. 314-99 et R. 314-100 sont applicables aux lieux de vie et d’accueil.
Les LVA contestent l’applicabilité des D.316-5 et 6
Conseil d’Etat, décisions n° 366440, 366563, 366583 du 23 décembre 2014, (ECLI:FR:CESSR:2014:366440.20141223
Au titre de leurs activités prises en charge par les produits de la tarification, les établissements et services sociaux et médico-sociaux, et la personne morale qui en assure la gestion, doivent être à tout moment en mesure de produire aux autorités de tarification ou de contrôle, sur leur demande, les pièces qui attestent du respect de leurs obligations financières, sociales et fiscales, ainsi que toute pièce dont l’établissement ou la détention sont légalement requis.
Ces documents sont mis à la disposition des agents vérificateurs dans les lieux et les délais qu’ils fixent.
L’inventaire des équipements et des matériels ainsi que l’état des propriétés foncières et immobilières sont tenus à la disposition des autorités de tarification ou de contrôle.
En vue de l’examen de leurs documents de clôture d’un exercice comptable, et dans l’année qui suit leur transmission, les établissements et services tiennent à la disposition de l’autorité de tarification les pièces permettant de connaître les conditions dans lesquelles ils ont choisi leurs prestataires et leurs fournisseurs les plus importants.
Lorsqu’il doit être établi en application de l’article L. 612-5 du code de commerce et du I de l’article L. 313-25 du présent code, le rapport relatif aux conventions passées directement ou par personne interposée entre la personne gestionnaire d’un établissement ou service et l’un de ses administrateurs ou l’une des personnes assurant un rôle de mandataire social, est transmis dès son établissement à l’autorité de tarification.
Les conventions relevant du I de l’article L. 313-25 qui, chaque année doivent être déclarées et portées à la connaissance des autorités de tarification, sont celles qui ont été passées dans l’année et celles qui, bien que conclues lors des exercices précédents, ont toujours cours.
Version en vigueur depuis le 04 juillet 2022
Modifié par Décret n°2022-980 du 2 juillet 2022 – art. 4
I.-Lorsqu’un établissement ou un service dont la tarification relève de l’État ou de l’agence régionale de santé connaît des difficultés financières, de fonctionnement ou de gestion budgétaire, le préfet de département peut le soumettre à l’examen d’une mission d’enquête budgétaire et financière.
La constitution d’une mission d’enquête budgétaire et financière peut, aux mêmes conditions, être demandée au préfet par l’autorité ayant délivré 1’autorisation, le directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse ou, lorsque l’établissement ou le service est financé par la sécurité sociale, le directeur général de l’agence régionale de santé ou l’organisme chargé du versement du tarif.
La composition de la mission est fixée par le préfet. Elle peut comporter, en fonction de son objet, le directeur départemental ou, le cas échéant, régional des finances publiques, le directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, le directeur départemental chargé de la cohésion sociale, le directeur régional et le directeur territorial de la protection judiciaire de la jeunesse, le directeur régional des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi ou leurs représentants. Elle peut également comporter, lorsque l’établissement ou le service est financé par la sécurité sociale, le directeur général de l’agence régionale de santé et celui de l’organisme chargé du versement du tarif ou leurs représentants.
Lorsque l’établissement fait, conjointement ou séparément, l’objet d’une tarification fixée par le président du conseil départemental, celui-ci est convié à participer aux travaux de la mission d’enquête, ou à s’y faire représenter.
Des fonctionnaires de l’État affectés dans d’autres départements peuvent, en fonction de leurs compétences techniques particulières et des besoins de la mission d’enquête, être mis à la disposition de celle-ci.
II.-La mission d’enquête peut recueillir, sur place ou sur convocation, tout renseignement de nature budgétaire ou comptable auprès des personnes qu’elle estime utile de solliciter.
III.-Le rapport de la mission d’enquête est communiqué au responsable de l’établissement ou du service, à la personne morale qui en assure la gestion ainsi que, pour les établissements publics, au comptable. Ceux-ci sont invités à faire valoir leurs observations.
Le préfet de département propose des mesures de nature à remédier aux difficultés de fonctionnement ou de gestion constatées.
Le préfet de département saisit, le cas échéant, les autorités de contrôle mentionnées à l’article L. 313-13, afin notamment qu’elles puissent exercer leurs pouvoirs de contrôle.
Version en vigueur depuis le 26 octobre 2004
Les dispositions de l’article R. 314-56 s’appliquent à toute autre activité ou structure de l’organisme gestionnaire qui ne relève pas du I de l’article L. 312-1, sous réserve qu’il existe entre l’activité ou la structure et l’un des établissements sociaux ou médico-sociaux gérés par ce même organisme :
1° Soit des comptes de liaison ;
2° Soit une trésorerie commune ;
3° Soit des charges ou produits communs notamment en matière de personnel, de locaux ou de frais de siège social ;
4° Soit des fournitures de biens ou des prestations de services
En application du V de l’article L. 314-7, l’organisme gestionnaire transmet, sur demande, à toute autorité de tarification de l’un des établissements ou services qu’il gère, son bilan et son compte de résultat consolidés ainsi que leurs annexes, certifiés par un commissaire aux comptes ou, s’il n’est pas légalement soumis à cette formalité, certifiés par un mandataire dûment habilité.
Il transmet également, sur demande, son grand livre des comptes.
V. ― La personne physique ou morale gestionnaire de l’établissement ou du service tient à la disposition de l’autorité compétente en matière de tarification tout élément d’information comptable ou financier relatif à l’activité de l’établissement ou du service, ainsi que tous états et comptes annuels consolidés relatifs à l’activité de la personne morale gestionnaire.
Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 11
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 12
Afin de garantir l’exercice effectif des droits mentionnés à l’article L. 311-3 et notamment de prévenir tout risque de maltraitance, lors de son accueil dans un établissement ou dans un service social ou médico-social, il est remis à la personne, à son représentant légal s’il s’agit d’un mineur ainsi qu’à la personne chargée de la mesure de protection juridique s’il s’agit d’un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne ou à la personne de confiance désignée dans les conditions prévues à l’article L. 311-5-1 un livret d’accueil auquel sont annexés :
a) Une charte des droits et libertés de la personne accueillie, arrêtée par les ministres compétents après consultation de la section sociale du Comité national de l’organisation sanitaire et sociale mentionné à l’article L. 6121-7 du code de la santé publique ; la charte est affichée dans l’établissement ou le service ;
b) Le règlement de fonctionnement défini à l’article L. 311-7.
Un contrat de séjour est conclu ou un document individuel de prise en charge est élaboré avec la participation de la personne accueillie. En cas de mesure de protection juridique, les droits de la personne accueillie sont exercés dans les conditions prévues au titre XI du livre Ier du code civil. Le contrat de séjour ou le document individuel de prise en charge définit les objectifs et la nature de la prise en charge ou de l’accompagnement dans le respect des principes déontologiques et éthiques, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles et du projet d’établissement ou de service. Il détaille la liste et la nature des prestations offertes ainsi que leur coût prévisionnel.
Lors de la conclusion du contrat de séjour, dans un entretien auquel participe la personne de confiance en application de l’article L. 311-5-1 du présent code, sauf si la personne accueillie s’y oppose, le directeur de l’établissement ou toute autre personne formellement désignée par lui recherche, chaque fois que nécessaire avec la participation du médecin coordonnateur de l’établissement, le consentement de la personne à être accueillie, sous réserve de l’application du dernier alinéa de l’article 459-2 du code civil. Il l’informe de ses droits et s’assure de leur compréhension par la personne accueillie. Préalablement à l’entretien, dans des conditions définies par décret, il l’informe de la possibilité de désigner une personne de confiance, définie à l’article L. 311-5-1 du présent code.
L’établissement de santé, l’établissement ou le service social ou médico-social qui a pris en charge la personne accueillie préalablement à son séjour dans l’établissement mentionné au cinquième alinéa du présent article transmet audit établissement le nom et les coordonnées de sa personne de confiance si elle en a désigné une.
La conclusion du contrat de séjour ou l’élaboration du document individuel de prise en charge donne lieu à l’accord de principe ou au refus de la personne accueillie ou de son représentant légal pour le contrôle effectué dans son espace privatif en application de l’article L. 313-13-1 ainsi que pour la collecte, la conservation et le traitement des données personnelles recueillies au cours de sa prise en charge, qui s’effectuent dans le respect des droits mentionnés à l’article L. 311-3, à partir d’un système d’information mentionné à l’article L. 312-9, dans des conditions définies par décret. Sur chacun de ces points, l’accord ou le refus est consigné par écrit dans le contrat de séjour ou le document individuel de prise en charge et demeure révocable à tout moment.
Le contenu minimal du contrat de séjour ou du document individuel de prise en charge est fixé par voie réglementaire selon les catégories d’établissements, de services et de personnes accueillies.
Lorsqu’il est conclu dans les établissements et services d’accompagnement par le travail mentionnés au a du 5° du I de l’article L. 312-1, le contrat de séjour prévu à l’alinéa précédent est dénommé » contrat d’accompagnement par le travail « . Ce contrat doit être conforme à un modèle de contrat établi par décret.
Version en vigueur depuis le 26 octobre 2004
Dans le respect des dispositions de la charte arrêtée en application des dispositions de l’article L. 311-4, le règlement de fonctionnement énumère les règles essentielles de vie collective.
A cet effet, il fixe les obligations faites aux personnes accueillies ou prises en charge pour permettre la réalisation des prestations qui leur sont nécessaires, y compris lorsqu’elles sont délivrées hors de l’établissement. Ces obligations concernent, notamment, le respect des décisions de prise en charge, des termes du contrat ou du document individuel de prise en charge, le respect des rythmes de vie collectifs, le comportement civil à l’égard des autres personnes accueillies ou prises en charge, comme des membres du personnel, le respect des biens et équipements collectifs. Elles concernent également les prescriptions d’hygiène de vie nécessaires.
Il rappelle que les faits de violence sur autrui sont susceptibles d’entraîner des procédures administratives et judiciaires.
Il rappelle également, et, en tant que de besoin, précise les obligations de l’organisme gestionnaire de l’établissement ou du service ou du lieu de vie et d’accueil en matière de protection des mineurs, les temps de sorties autorisées, ainsi que les procédures de signalement déclenchées en cas de sortie non autorisée.
I. – Le contrat de séjour mentionné à l’article L. 311-4 est conclu dans les établissements et services mentionnés aux 1°, 2°, 5°, 6°, 7°, 8°, 9°, 10°, 12° du I et au III de l’article L. 312-1, dans le cas d’un séjour continu ou discontinu d’une durée prévisionnelle supérieure à deux mois.
« Ce contrat est conclu entre la personne accueillie ou son représentant légal et le représentant de l’établissement, de l’organisme gestionnaire de l’établissement ou du service, du lieu de vie et d’accueil. Lorsque la personne accueillie ou son représentant légal refuse la signature dudit contrat, il est procédé à l’établissement du document individuel de prise en charge mentionné au II du présent article.
« Pour les établissements mentionnés à l’article L. 342-1, lorsqu’ils accueillent des personnes âgées dépendantes, les dispositions du présent article leur sont applicables en matière de contrat de séjour, sans préjudice de l’application de l’article L. 342-2…
« Le contrat prévu à l’article L. 442-1 vaut contrat de séjour.
« II. – Le document individuel de prise en charge mentionné à l’article L. 311-4 est établi :
« a) Dans les établissements et services mentionnés aux 3°, 4° et 11° du I de l’article L. 312-1 ;
« b) Dans les établissements et services ou lieux de vie et d’accueil mentionnés au I du présent article, dans le cas d’un séjour inférieur à deux mois ou lorsque la prise en charge ou l’accompagnement ne nécessite aucun séjour ou lorsqu’il s’effectue à domicile ou en milieu ordinaire de vie ;
« c) Dans les établissements, services et lieux de vie et d’accueil mentionnés au I du présent article, pour le cas des mineurs pris en charge au titre d’une mesure éducative ordonnée par l’autorité judiciaire en application des législations relatives à l’enfance délinquante ou à l’assistance éducative.
« Ce document est établi et signé par le directeur de l’établissement ou par une personne désignée par l’organisme ou la personne gestionnaire de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil. Il peut être contresigné par la personne accueillie ou son représentant légal.
« III. – Le contrat de séjour ou le document individuel de prise en charge est établi lors de l’admission et remis à chaque personne et, le cas échéant, à son représentant légal, au plus tard dans les quinze jours qui suivent l’admission. Le contrat est signé dans le mois qui suit l’admission. La participation de la personne admise et, si nécessaire, de sa famille ou de son représentant légal est obligatoirement requise pour l’établissement du contrat ou document, à peine de nullité de celui-ci. Le document individuel mentionne le nom des personnes participant à son élaboration conjointe. L’avis du mineur doit être recueilli.
« Pour la signature du contrat, la personne accueillie ou son représentant légal peut être accompagnée de la personne de son choix.
« IV. – Le contrat de séjour ou le document individuel de prise en charge est établi pour la durée qu’il fixe. Il prévoit les conditions et les modalités de sa résiliation ou de sa révision ou de la cessation des mesures qu’il contient.
« V. – Le contrat de séjour comporte :
« 1° La définition avec l’usager ou son représentant légal des objectifs de la prise en charge ;
« 2° La mention des prestations d’action sociale ou médico-sociale, éducatives, pédagogiques, de soins et thérapeutiques, de soutien ou d’accompagnement les plus adaptées qui peuvent être mises en œuvre dès la signature du contrat dans l’attente de l’avenant mentionné au septième alinéa du présent article ;
« 3° La description des conditions de séjour et d’accueil ;
« 4° Selon la catégorie de prise en charge concernée, les conditions de la participation financière du bénéficiaire ou de facturation, y compris en cas d’absence ou d’hospitalisation ;
« 5° Pour l’admission en centre d’hébergement et de réinsertion, les conditions de l’application de l’article L. 111-3-1.
« Un avenant précise dans le délai maximum de six mois les objectifs et les prestations adaptées à la personne. Chaque année, la définition des objectifs et des prestations est réactualisée.
« Le contrat est établi, le cas échéant, en tenant compte des mesures et décisions administratives, de justice, médicales et thérapeutiques ou d’orientation, préalablement ordonnées, adoptées ou arrêtées par les instances ou autorités compétentes. Dans ce cas, les termes du contrat mentionnent ces mesures ou décisions.
« Le contrat porte sur les points mentionnés aux 1° à 5° et ne relevant pas de ces décisions ou de ces mesures.
« VI. – Le document individuel de prise en charge comporte l’énoncé des prestations mentionnées aux 1° et 2° et, en tant que de besoin, les éléments mentionnés aux 4° et 5° du V. Il peut contenir les éléments prévus au 3° de ce même V.
« Il est fait application à ce document individuel de prise en charge des trois derniers alinéas du V.
« Dans les établissements ou services mentionnés au 4° du I de l’article L. 312-1 et dans les cas prévus au c du II du présent article, les dispositions dudit document sont conformes aux termes de la mesure éducative ordonnée par l’autorité judiciaire.
« VII. – Les changements des termes initiaux du contrat ou du document font l’objet d’avenants ou de modifications conclus ou élaborés dans les mêmes conditions.
« VIII. – Le contrat ou le document individuel comporte une annexe à caractère indicatif et non contractuel relative aux tarifs généraux et aux conditions de facturation de chaque prestation, de l’établissement ou du service. Cette annexe est mise à jour à chaque changement de tarification et au moins une fois par an.
« Les dispositions du présent VIII ne s’appliquent pas aux établissements, services et lieux de vie et d’accueil dans lesquels la participation financière des usagers n’est pas requise.
« IX. – L’établissement, le service ou le lieu de vie et d’accueil doit conserver copie des pièces prévues au présent article afin de pouvoir le cas échéant les produire pour l’application des articles L. 313-13, L. 313-14 et L. 313-21, notamment. »
Version en vigueur depuis le 01 octobre 2020
Modifié par Ordonnance n° 2020-232 du 11 mars 2020 – art. 40
Toute personne prise en charge par un établissement ou un service social ou médico-social ou son représentant légal s’il s’agit d’un mineur peut faire appel, en vue de l’aider à faire valoir ses droits, à une personne qualifiée qu’elle choisit sur une liste établie conjointement par le représentant de l’État dans le département, le directeur général de l’agence régionale de santé et le président du conseil départemental.
Si la personne prise en charge est un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation et qu’elle n’a pas fait appel à une personne qualifiée, cette décision peut être prise par la personne chargée de la mesure de protection.
La personne qualifiée rend compte de ses interventions aux autorités chargées du contrôle des établissements ou services concernés, à l’intéressé, à son représentant légal ou à la personne chargée de la mesure de protection juridique dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.
Version en vigueur depuis le 31 mai 2021
Modifié par Décret n°2021-684 du 28 mai 2021 – art. 36
En temps utile et, en tout état de cause, dès la fin de son intervention, la personne qualifiée, mentionnée à l’article L. 311-5, informe le demandeur d’aide ou son représentant légal s’il s’agit d’un mineur ou, s’il s’agit d’un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation, la personne chargée de la mesure de protection par lettre recommandée avec avis de réception des suites données à sa demande et, le cas échéant, des mesures qu’elle peut être amenée à suggérer, et des démarches qu’elle a entreprises.
Elle en rend compte à l’autorité chargée du contrôle de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil et, en tant que de besoin, à l’autorité judiciaire.
Elle peut également tenir informé la personne ou l’organisme gestionnaire.
Article L311-5-1
Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 11
Lors de sa prise en charge dans un établissement ou un service social ou médico-social, il est proposé à la personne majeure accueillie de désigner, si elle ne l’a pas déjà fait, une personne de confiance définie à l’article L. 1111-6 du code de la santé publique.
Article L311-6
Version en vigueur depuis le 27 mars 2014
Modifié par LOI n°2014-366 du 24 mars 2014 – art. 40
Afin d’associer les personnes bénéficiaires des prestations au fonctionnement de l’établissement ou du service, il est institué soit un conseil de la vie sociale, soit d’autres formes de participation. Les catégories d’établissements ou de services qui doivent mettre en œuvre obligatoirement le conseil de la vie sociale sont précisées par décret.
Le présent article s’applique également aux établissements et services assurant l’accueil, l’évaluation, le soutien, l’hébergement et l’accompagnement des personnes ou familles mentionnées au premier alinéa de l’article L. 345-2-4 et ne relevant pas du régime du 8° du I de l’article L. 312-1.
Le décret précise également, d’une part, la composition et les compétences de ce conseil et, d’autre part, les autres formes de participation possibles.
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2023
Modifié par Décret n°2022-688 du 25 avril 2022 – art. 1
Le conseil de la vie sociale est mis en place lorsque l’établissement ou le service assure un hébergement ou un accueil de jour continu ou une activité d’aide par le travail au sens du premier alinéa de l’article L. 344-2. Il n’est pas obligatoire lorsque l’établissement ou service accueille majoritairement des mineurs de moins de onze ans, des personnes relevant majoritairement du dernier alinéa de l’article D. 311-9 ainsi que dans les lieux de vie et d’accueil relevant du III de l’article L. 312-1.
Lorsque le conseil de la vie sociale n’est pas mis en place, il est institué toute autre forme de participation…
Lorsque plusieurs établissements ou services sociaux ou médico-sociaux ou établissements ou services mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 311-6 sont gérés par une même personne publique ou privée, une instance commune de participation peut être instituée pour une même catégorie d’établissements ou de services, au sens de l’article L. 312-1.
Dans les établissements et services relevant des 8°, 9° et 13° de l’article L. 312-1 et dans ceux mentionnés au deuxième alinéa de l’article L. 311-6, lorsque les durées de la prise en charge sont inférieures à la durée minimum du mandat telle que prévue à l’article D. 311-8, il peut être procédé à la mise en oeuvre de l’une des autres formes de participation prévues aux articles D. 311-21 et suivants. Il peut également être procédé à la mise en œuvre de ces autres formes de participation lorsque ces établissements et services accueillent majoritairement des personnes pouvant recourir à l’organisme mentionné à l’article D. 311-32.
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2023
Modifié par Décret n°2022-688 du 25 avril 2022 – art. 1
Le relevé de conclusions de chaque séance est établi par le secrétaire de séance, désigné par et parmi les personnes accompagnées ou, en cas d’impossibilité ou d’empêchement, par et parmi les représentants mentionnés aux 1° à 4° II de l’article D. 311-5, assisté en tant que de besoin par l’administration de l’établissement, service ou lieu de vie et d’accueil. Il est signé par le président. Il est transmis en même temps que l’ordre du jour mentionné à l’article D. 311-16 en vue de son adoption par le conseil. Il est ensuite transmis à l’instance compétente de l’organisme gestionnaire et à l’autorité administrative compétente pour l’autorisation.
Chaque année, le conseil de la vie sociale rédige un rapport d’activité que le président du conseil de la vie sociale présente à l’instance compétente de l’organisme gestionnaire de l’établissement.la vie sociale présente à l’instance compétente de l’organisme gestionnaire de l’établissement.
Article D311-21
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2023
Modifié par Décret n°2022-688 du 25 avril 2022 – art. 1
La participation prévue à l’article L. 311-6 peut également s’exercer selon l’une des modalités suivantes ou selon toute autre modalité déterminée par le responsable de l’établissement ou du service :
1° Par l’institution de groupes d’expression institués au niveau de l’ensemble de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil, ou d’un service ou d’un ensemble de services de ceux-ci ;
2° Par l’organisation de consultations de l’ensemble des personnes accompagnées ainsi que des représentants mentionnés aux 1° à 4° II de l’article D. 311-5, sur toutes questions concernant l’organisation ou le fonctionnement de l’établissement, du service ou du lieu de vie ou d’accueil ;
3° Par la mise en œuvre d’enquêtes de satisfaction. Ces enquêtes sont obligatoires pour les services prenant en charge à domicile des personnes dont la situation ne permet pas de recourir aux autres formes de participation prévues par la présente sous-section.
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2023
Modifié par Décret n°2022-688 du 25 avril 2022 – art. 1
Sous réserve des dispositions de l’article D. 311-30, les modalités d’élection ou de désignation aux instances de participation autres que le conseil de la vie sociale des représentants des personnes accompagnées, de ceux des représentants mentionnés aux 1° à 4° II de l’article D. 311-5, de ceux des membres et de ceux de l’organisme gestionnaire sont précisées par l’instance ou la personne mentionnée à l’article D. 311-27 et figurent au règlement intérieur de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil.
La direction de l’établissement ou du service est tenue de consulter le conseil de la vie sociale et met en place d’autres formes de participation lors de sa démarche d’évaluation de la qualité des prestations.
Article D311-27
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2023
Modifié par Décret n°2022-688 du 25 avril 2022 – art. 1
L’acte instituant le conseil de la vie sociale ou des autres instances de participation mises en place dans l’établissement, le service ou le lieu de vie ou d’accueil est adopté par l’instance compétente de l’organisme gestionnaire ou établi par la personne physique gestionnaire du lieu de vie et d’accueil. Il est transmis à l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation à l’établissement ou au service concerné.
Les informations échangées lors des débats qui sont relatives aux personnes doivent rester confidentielles.
Modifié par Décret n°2022-688 du 25 avril 2022 – art. 1
Les instances de participation sont tenues informées lors des séances ou enquêtes ultérieures des suites réservées aux avis et propositions qu’elles ont émis dans les conditions prévues par leur règlement intérieur.
Article L311-7
Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 11
Dans chaque établissement et service social ou médico-social, il est élaboré un règlement de fonctionnement qui définit les droits de la personne accueillie et les obligations et devoirs nécessaires au respect des règles de vie collective au sein de l’établissement ou du service. Ce règlement détermine les modalités de respect du droit prévu au premier alinéa de l’article L. 311-5-2.
Le règlement de fonctionnement est établi après consultation du conseil de la vie sociale ou, le cas échéant, après mise en œuvre d’une autre forme de participation.
Les dispositions minimales devant figurer dans ce règlement ainsi que les modalités de son établissement et de sa révision sont fixées par décret en Conseil d’État.
Le règlement de fonctionnement est arrêté par l’instance compétente de l’organisme gestionnaire, après consultation des instances représentatives du personnel de l’établissement ou du service et du conseil de la vie sociale ou des autres instances de participation instituées en application de l’article L. 311-6.
Il est modifié selon une périodicité qu’il prévoit. Celle-ci ne peut être supérieure à cinq ans.
Modifié par Décret n°2021-684 du 28 mai 2021 – art. 37
Sans préjudice de sa remise à toute personne accueillie ou à son représentant légal s’il s’agit d’un mineur ou à la personne chargée de la mesure de protection juridique, s’il s’agit d’un majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation relative à la personne, en annexe du livret d’accueil, le règlement de fonctionnement est affiché dans les locaux de l’établissement ou du service et remis à chaque personne qui y est prise en charge ou qui y exerce, soit à titre de salarié ou d’agent public, soit à titre libéral, ou qui y intervient à titre bénévole.
Le règlement de fonctionnement indique les principales modalités concrètes d’exercice des droits énoncés au présent code, notamment de ceux mentionnés à l’article L. 311-3. Il précise, le cas échéant, les modalités d’association de la famille à la vie de l’établissement ou du service.
Il indique l’organisation et l’affectation à usage collectif ou privé des locaux et bâtiments ainsi que les conditions générales de leur accès et de leur utilisation.
Il précise les mesures relatives à la sûreté des personnes et des biens.
Il prévoit les mesures à prendre en cas d’urgence ou de situations exceptionnelles.
Il fixe les modalités de rétablissement des prestations dispensées par l’établissement ou le service lorsqu’elles ont été interrompues.
Le règlement de fonctionnement précise les dispositions relatives aux transferts et déplacements, aux modalités d’organisation des transports, aux conditions d’organisation de la délivrance des prestations offertes par l’établissement à l’extérieur.
Dans le respect des dispositions de la charte arrêtée en application des dispositions de l’article L. 311-4, le règlement de fonctionnement énumère les règles essentielles de vie collective.
A cet effet, il fixe les obligations faites aux personnes accueillies ou prises en charge pour permettre la réalisation des prestations qui leur sont nécessaires, y compris lorsqu’elles sont délivrées hors de l’établissement. Ces obligations concernent, notamment, le respect des décisions de prise en charge, des termes du contrat ou du document individuel de prise en charge, le respect des rythmes de vie collectifs, le comportement civil à l’égard des autres personnes accueillies ou prises en charge, comme des membres du personnel, le respect des biens et équipements collectifs. Elles concernent également les prescriptions d’hygiène de vie nécessaires.
Il rappelle que les faits de violence sur autrui sont susceptibles d’entraîner des procédures administratives et judiciaires.
Il rappelle également, et, en tant que de besoin, précise les obligations de l’organisme gestionnaire de l’établissement ou du service ou du lieu de vie et d’accueil en matière de protection des mineurs, les temps de sorties autorisées, ainsi que les procédures de signalement déclenchées en cas de sortie non autorisée.
Version en vigueur depuis le 09 février 2022
Modifié par LOI n°2022-140 du 7 février 2022 – art. 22
Pour chaque établissement ou service social ou médico-social, il est élaboré un projet d’établissement ou de service, qui définit ses objectifs, notamment en matière de coordination, de coopération et d’évaluation des activités et de la qualité des prestations, ainsi que ses modalités d’organisation et de fonctionnement.
Ce projet précise également la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance mise en œuvre par l’établissement ou le service, notamment en matière de gestion du personnel, de formation et de contrôle.
Il désigne une autorité extérieure à l’établissement ou au service, indépendante du conseil départemental et choisie parmi une liste arrêtée conjointement par le président du conseil départemental, le représentant de l’État dans le département et l’agence régionale de santé, à laquelle les personnes accueillies peuvent faire appel en cas de difficulté et qui est autorisée à visiter l’établissement à tout moment.
Le contenu minimal du projet, les modalités d’association du personnel et des personnes accueillies à son élaboration ainsi que les conditions de sa diffusion une fois établi sont définis par un décret1.
Ce décret définit les modalités d’affichage des documents, notices et services d’information dans les établissements. Le cas échéant, ce projet identifie les services de l’établissement ou du service social ou médico-social au sein desquels sont dispensés des soins palliatifs et précise les mesures qui doivent être prises en application des dispositions des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens mentionnés à l’article L. 313-12.
Ce projet est établi pour une durée maximale de cinq ans après consultation du conseil de la vie sociale ou, le cas échéant, après mise en oeuvre d’une autre forme de participation.
Un arrêté des ministres chargés de la santé et des affaires sociales fixe la liste des catégories d’établissements et services médico-sociaux devant intégrer dans leur projet d’établissement un plan détaillant les mesures à mettre en œuvre en cas d’événement entraînant une perturbation de l’organisation des soins, notamment de situation sanitaire exceptionnelle.
(1) Le décret n’est pas publié source uriopss voir RBPP
Version en vigueur depuis le 09 février 2022
Modifié par LOI n°2022-140 du 7 février 2022 – art. 7 (V)
Les schémas d’organisation sociale et médico-sociale sont établis dans les conditions suivantes :
1° Les ministres chargés des personnes âgées et des personnes handicapées établissent, sur proposition de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie lorsqu’il entre dans son champ de compétences et après avis du Comité national de l’organisation sanitaire et sociale, un schéma au niveau national pour les établissements ou services accueillant des catégories de personnes, dont la liste est fixée par décret, pour lesquelles les besoins ne peuvent être appréciés qu’à ce niveau ; l’Assemblée des départements de France est tenue informée de ce schéma national ;
2° Le représentant de l’État dans la région établit les schémas régionaux relatifs :
a) Aux centres d’accueil pour demandeurs d’asile mentionnés au 13° du I de l’article L. 312-1 ;
b) Aux services mentionnés aux 14° et 15° du I de l’article L. 312-1 et aux personnes physiques mentionnées aux articles L. 472-1, L. 472-5, L. 472-6 et L. 474-4 ;
Ces schémas sont arrêtés après consultation des unions, fédérations et regroupements représentatifs des usagers et des gestionnaires de ces établissements et services dans des conditions définies par décret ;
3° (Abrogé) ;
4° Le président du conseil départemental élabore les schémas, adoptés par le conseil départemental, pour les établissements et services, autres que ceux devant figurer dans les schémas nationaux, mentionnés aux 1°, 4° et 17° du I de l’article L. 312-1 du présent code. Pour cette dernière catégorie, il prend en compte les orientations fixées par le représentant de l’État dans le département.
Les schémas relatifs aux personnes handicapées ou en perte d’autonomie sont arrêtés par le président du conseil départemental, après concertation avec le représentant de l’État dans le département et avec l’agence régionale de santé, dans le cadre de la commission prévue au 2° de l’article L. 1432-1 du code de la santé publique.
Le conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie mentionné à l’article L. 149-1 est consulté, pour avis, sur le contenu de ces schémas. Les modalités de cette consultation sont définies par décret.
L’objectif de ces schémas est d’assurer l’organisation territoriale et l’accessibilité de l’offre de services de proximité destinée aux personnes handicapées ou en perte d’autonomie et à leurs proches aidants. Ils comportent des dispositions relatives au logement, notamment des objectifs en matière d’adaptation des logements existants et d’offre de nouveaux logements adaptés en vue de préserver l’autonomie des personnes ;
5° Le président du conseil exécutif de Corse élabore les schémas, adoptés par l’Assemblée de Corse, pour les établissements et services, autres que ceux devant figurer dans les schémas nationaux, mentionnés aux 1°, 4° et 17° du I de l’article L. 312-1 du présent code. Pour cette dernière catégorie, il prend en compte les orientations fixées par le représentant de l’Etat dans le département.
Les schémas relatifs aux personnes handicapées ou en perte d’autonomie sont arrêtés par le président du conseil exécutif de Corse, après concertation avec le représentant de l’Etat dans la collectivité de Corse et avec l’agence régionale de santé, dans le cadre de la commission prévue au 2° de l’article L. 1432-1 du code de la santé publique. Le conseil de la citoyenneté et de l’autonomie de la collectivité de Corse mentionné à l’article L. 149-3-1 est consulté, pour avis, sur le contenu de ces schémas. Les modalités de cette consultation sont définies par décret.
Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 32
Dans un objectif d’amélioration continue de la qualité, les établissements et services mentionnés à l’article L. 312-1 évaluent et font procéder à l’évaluation de la qualité des prestations qu’ils délivrent selon une procédure élaborée par la Haute Autorité de santé mentionnée à l’article L. 161-37 du code de la sécurité sociale. Les résultats de cette évaluation sont communiqués à l’autorité ayant délivré l’autorisation ainsi qu’à la Haute Autorité de santé. Un décret détermine les modalités de leur publication ainsi que le rythme des évaluations.
Les organismes pouvant procéder à l’évaluation mentionnée au premier alinéa du présent article sont accrédités par l’instance nationale d’accréditation mentionnée à l’article 137 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie ou par un organisme européen équivalent partie à l’accord multilatéral signé dans le cadre de la coordination européenne des organismes d’accréditation, dans des conditions prévues par décret.
La Haute Autorité de santé établit le cahier des charges relatif aux exigences spécifiques, complémentaires à la norme d’accréditation, auxquelles sont soumis les organismes chargés des évaluations. L’instance nationale d’accréditation vérifie le respect de la norme d’accréditation et du cahier des charges.
La Haute Autorité de santé peut informer l’instance nationale d’accréditation ou un organisme européen mentionné au deuxième alinéa du présent article des manquements au cahier des charges mentionné au troisième alinéa dont elle a connaissance. L’instance nationale d’accréditation lui indique les mesures mises en œuvre à la suite de cette information.
En cas de certification par des organismes visés à l’article L. 433-4 du code de la consommation, un décret détermine les conditions dans lesquelles cette certification peut être prise en compte dans le cadre de l’évaluation.
Les organismes et les personnes légalement établis dans un autre Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen pour y exercer une activité d’évaluation de même nature que celle mentionnée au premier alinéa du présent article peuvent l’exercer de façon temporaire et occasionnelle sur le territoire national, sous réserve de l’accréditation mentionnée au deuxième alinéa.
Une commission de la Haute Autorité de santé mentionnée à l’article L. 161-37 du code de la sécurité sociale est chargée d’établir et de diffuser la procédure, le référentiel et les recommandations de bonnes pratiques professionnelles au regard desquels la qualité des prestations délivrées par les établissements et services est évaluée.
CONTESTÉ
Article L313-1
Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 32
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 35
I.-Sauf pour les établissements et services mentionnés au 4° du I de l’article L. 312-1, l’autorisation est accordée pour une durée de quinze ans. Le renouvellement, total ou partiel, est notamment subordonné aux résultats des évaluations mentionnées au premier alinéa de l’article L. 312-8, dans des conditions définies par décret.
Toute autorisation est, totalement ou partiellement, réputée caduque si tout ou partie de l’activité de l’établissement ou du service n’est pas ouverte au public dans un délai et selon des conditions fixés par décret. Ce décret fixe également les conditions selon lesquelles l’autorité compétente mentionnée à l’article L. 313-3 peut prolonger ce délai.
L’autorisation ne peut être cédée qu’avec l’accord de l’autorité compétente pour la délivrer, qui s’assure que le cessionnaire pressenti remplit les conditions pour gérer l’établissement, le service ou le lieu de vie et d’accueil dans le respect de l’autorisation préexistante, le cas échéant au regard des conditions dans lesquelles il gère déjà, conformément aux dispositions du présent code, d’autres établissements, services ou lieux de vie et d’accueil.
La décision autorisant la cession est prise et publiée dans les mêmes conditions qu’une autorisation délivrée en application de l’article L. 313-2. Toutefois, le délai prévu au deuxième alinéa de cet article est alors réduit à trois mois.
II.-Au moins deux mois avant sa mise en œuvre, tout changement important dans l’activité, l’installation, l’organisation, la direction ou le fonctionnement d’un établissement, d’un service ou d’un lieu de vie et d’accueil soumis à autorisation est déclaré à l’autorité compétente ayant délivré l’autorisation. Celle-ci peut faire opposition dans un délai de deux mois à compter de la déclaration par une décision motivée, s’il apparaît que le changement envisagé méconnaît les dispositions du présent code, ne respecte pas les conditions de l’autorisation mentionnées à l’article L. 313-4 ou présente des risques susceptibles d’affecter la prise en charge des personnes accueillies ou accompagnées ou le respect de leurs droits.
III.-Au moins deux mois avant sa mise en œuvre, tout changement dans les modalités de contrôle direct ou indirect de la personne morale gestionnaire de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil se traduisant par l’exercice direct ou indirect d’un pouvoir prépondérant de décision ou de gestion par une nouvelle personne morale est déclaré par cette dernière à l’autorité compétente ayant délivré l’autorisation.
L’autorité compétente peut faire opposition dans un délai de deux mois à compter de la réception de la déclaration par une décision motivée, s’il apparaît que le changement envisagé n’offre pas les garanties nécessaires au respect des conditions de l’autorisation mentionnées à l’article L. 313-4 ou présente des risques susceptibles d’affecter la prise en charge des personnes accueillies ou accompagnées ou le respect de leurs droits.
L’autorité compétente examine la déclaration de changement le cas échéant au regard des conditions dans lesquelles la nouvelle personne morale assure déjà le contrôle, direct ou indirect, d’une ou de plusieurs personnes morales gestionnaires d’établissements, de services et de lieux de vie et d’accueil.
IV.-Lorsque le changement mentionné aux II et III du présent article s’applique à un gestionnaire d’établissements, de services et de lieux de vie et d’accueil situés dans plusieurs départements, il est déclaré à l’autorité compétente dans le ressort territorial du siège de la personne morale gestionnaire.
Les conditions d’application des mêmes II et III, notamment les modalités de l’instruction conjointe de la déclaration, sont fixées par décret.
V.-Les I et II sont applicables aux couples ou aux personnes qui accueillent habituellement de manière temporaire ou permanente, à temps complet ou partiel, à leur domicile, à titre onéreux, plus de trois personnes âgées ou handicapées adultes.
Version en vigueur depuis le 01 juillet 2018
Modifié par Décret n°2018-552 du 29 juin 2018 – art. 1
I.-L’autorisation est réputée caduque en l’absence d’ouverture au public de l’établissement ou du service dans un délai de quatre ans suivant la notification de la décision d’autorisation.
Lorsque le projet de l’établissement ou du service ne nécessite pas la construction d’un immeuble bâti ou des travaux sur des constructions existantes soumis à permis de construire, un délai inférieur peut être fixé par la décision d’autorisation.
Ce délai est déterminé en fonction de l’importance du projet et de la nature des prestations fournies, sans pouvoir être inférieur à trois mois. Il est le cas échéant mentionné dans l’avis d’appel à projet.
I bis.-Lorsque l’acte d’autorisation distingue plusieurs sites d’implantation, l’autorisation est réputée caduque pour celui ou ceux des sites n’ayant pas été ouverts au public dans les délais prévus au I.
Lorsque l’acte d’autorisation distingue plusieurs types de prestations ou de modes d’accueil et d’accompagnement prévus au dernier alinéa du I de l’article L. 312-1, l’autorisation est réputée caduque pour le ou les types de prestations ou modes d’accueil et d’accompagnement dont la capacité autorisée n’a pas été ouverte au public dans les délais prévus au I.
II.-Lorsque l’obligation mentionnée à l’article D. 313-11 est satisfaite dans les délais prévus au I, l’ouverture au public postérieurement à ces mêmes délais n’emporte pas caducité de l’autorisation.
III.-Les délais prévus au I peuvent être prorogés :
1° Dans la limite de trois ans, lorsque l’autorité, ou conjointement, les autorités compétentes constatent que l’établissement ou le service n’a pu ouvrir au public pour un motif non imputable à l’organisme gestionnaire ;
2° Dans la limite d’un an, lorsque l’autorité ou, conjointement, les autorités compétentes constatent que l’ouverture complète au public de la capacité autorisée est en mesure d’être achevée dans ce délai.
Le titulaire de l’autorisation adresse sa demande de prorogation à l’autorité, ou conjointement, aux autorités compétentes, par tout moyen permettant d’attester de la date de sa réception au plus tard deux mois avant l’expiration des délais prévu au I. La demande est accompagnée de tout document justificatif.
La prorogation est acquise au titulaire de l’autorisation, si aucune décision ne lui a été notifiée dans un délai de deux mois à compter de la réception de sa demande par l’une des autorités compétentes.
IV.-La caducité est constatée par l’autorité ou, conjointement, par les autorités compétentes dans un délai de deux mois suivant l’expiration des délais prévus au I, le cas échéant prorogés en application des dispositions du III. La décision constatant la caducité est publiée et notifiée dans les mêmes conditions que l’autorisation.
V.-La caducité totale ou partielle de l’autorisation est appréciée à la date d’expiration des délais de caducité prévus au I, le cas échéant, prorogés en application des dispositions du III, compte tenu, le cas échéant, de la réduction de la capacité autorisée, prononcée à la demande de son titulaire et après accord de l’autorité ou des autorités compétentes.
Le titulaire de l’autorisation adresse sa demande de réduction de capacité à l’autorité, ou conjointement, aux autorités compétentes, par tout moyen permettant d’attester de la date de sa réception au plus tard deux mois avant l’expiration des délais prévus au I.
La demande est accompagnée de tout document justificatif.
La réduction de capacité est acquise au titulaire de l’autorisation, si aucune décision ne lui a été notifiée dans un délai de deux mois à compter de la réception de sa demande.
Version en vigueur depuis le 16 mars 2020
Création Décret n°2020-254 du 13 mars 2020 – art. 1
I.-La demande de cession de l’autorisation mentionnée à l’article L. 313-1 est adressée par le cessionnaire à l’autorité ou aux autorités compétentes pour délivrer l’autorisation.
II.-La demande de cession est assortie d’un dossier comportant :
1° Une partie administrative dans laquelle figurent :
a) L’identité, l’adresse et le statut juridique de la personne physique ou morale, constituée ou en cours de constitution, qui demande la cession pour son compte, ainsi que la copie des statuts de l’organisme ou, le cas échéant, de la société ; si la personne morale est en cours de constitution, le dossier indique les nom, adresse et qualité de la personne qui la représente pour la demande ;
b) L’acte ou l’attestation de cession signés du cédant, ou l’extrait des délibérations du conseil de surveillance ou de l’organe délibérant du cédant relatif à cette cession ;
c) Le protocole d’accord portant cession de l’autorisation conclu entre le cédant et le cessionnaire ;
d) Le projet d’établissement mentionné à l’article L. 311-8 ;
2° Une partie relative aux personnels, décrivant l’état des effectifs, par type de qualifications, exerçant ou appelés à exercer dans l’établissement, et faisant apparaître les engagements du demandeur en ce qui concerne les effectifs et la qualification des personnels, nécessaires à la mise en place du projet ;
3° Une partie financière décrivant les modalités précises de financement du projet, une présentation du compte ou du budget prévisionnel de l’établissement ou du service ;
4° L’engagement du demandeur au respect des conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement mentionnées au II de l’article L. 312-1.
III.-L’autorité ou les autorités compétentes pour délivrer l’autorisation peuvent demander la communication de tout document complémentaire permettant la bonne instruction du dossier pour s’assurer que le cessionnaire pressenti est en capacité de gérer l’établissement, le service ou le lieu de vie et d’accueil dans le respect de l’autorisation préexistante, le cas échéant au regard des conditions dans lesquelles il gère déjà d’autres établissements, services ou lieux de vie et d’accueil.
Le dossier de demande d’autorisation est réputé être complet si, dans le délai d’un mois à compter de sa réception, l’autorité compétente ou, en cas d’autorisation conjointe, la première autorité saisie n’a pas fait connaître au demandeur, par lettre recommandée avec avis de réception, la liste des pièces manquantes ou incomplètes.
IV.-En application de l’article L. 313-1, l’absence de réponse de l’autorité ou des autorités compétentes dans un délai de trois mois suivant la date de réception du dossier complet vaut rejet de la demande.
Version en vigueur depuis le 10 avril 2024
Modifié par LOI n°2024-317 du 8 avril 2024 – art. 17
I.-Sont soumis à autorisation des autorités compétentes en application de l’article L. 313-3 les projets, y compris expérimentaux, de création, de transformation et d’extension d’établissements ou de services sociaux et médico-sociaux relevant de l’article L. 312-1, les projets de lieux de vie et d’accueil ainsi que les projets de transformation d’établissements de santé mentionnés aux articles L. 6111-1 et L. 6111-2 du code de la santé publique en établissements ou services sociaux et médico-sociaux relevant de l’article L. 312-1 du présent code.
Lorsque les projets font appel, partiellement ou intégralement, à des financements publics, ces autorités délivrent l’autorisation après avis d’une commission d’information et de sélection d’appel à projet social ou médico-social qui associe des représentants des usagers. Une partie des appels à projets doit être réservée à la présentation de projets expérimentaux ou innovants répondant à un cahier des charges allégé. Les financements publics mentionnés au présent alinéa s’entendent de ceux qu’apportent directement ou indirectement, en vertu de dispositions législatives ou réglementaires, les personnes morales de droit public ou les organismes de sécurité sociale en vue de supporter en tout ou partie des dépenses de fonctionnement.
Si des établissements ou services créés sans recours à des financements publics présentent des projets de transformation ou d’extension faisant appel à de tels financements, la procédure prévue au deuxième alinéa du présent I s’applique.
Les conditions d’application du présent I sont définies par décret en Conseil d’Etat.
II.-Sont exonérés de la procédure d’appel à projet mentionnée au I :
1° Les projets d’extension inférieure à un seuil fixé par décret ;
2° Les opérations de regroupement d’établissements ou de services sociaux et médico-sociaux par les gestionnaires détenteurs des autorisations délivrées en application de l’article L. 313-1, si ces opérations entraînent des extensions de capacités inférieures au seuil prévu au 1° du présent II ;
3° Les projets de transformation d’établissements ou de services ne comportant pas de modification de la catégorie des bénéficiaires de l’établissement ou du service, au sens de l’article L. 312-1 ;
4° Les projets de transformation d’établissements et de services avec modification de la catégorie des bénéficiaires de l’établissement ou du service, au sens de l’article L. 312-1, à la condition de donner lieu à la conclusion d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens et sous réserve que, lorsque l’activité relève d’une autorisation conjointe, il n’y ait pas de désaccord entre les autorités compétentes ;
5° Les projets de transformation d’établissements de santé mentionnés aux articles L. 6111-1 et L. 6111-2 du code de la santé publique en établissements ou services sociaux et médico-sociaux relevant de l’article L. 312-1 du présent code, à la condition de donner lieu à la conclusion d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens ;
6° Les projets de création et d’extension des lieux de vie et d’accueil mentionnés au III du même article L. 312-1 ;
7° Les projets d’extension de capacité des établissements et services médico-sociaux n’excédant pas une capacité de dix places ou lits, inférieure à un seuil fixé par décret ;
8° Les projets de création, de transformation et d’extension des centres d’accueil pour demandeurs d’asile mentionnés à l’article L. 348-1 ;
9° Les projets de création, de transformation et d’extension des établissements et services de l’État mentionnés à l’avant-dernier alinéa de l’article L. 315-2 ;
10° Les projets de création, de transformation et d’extension des établissements et services non personnalisés des départements et des établissements publics départementaux lorsqu’ils relèvent de la compétence exclusive du président du conseil départemental, mentionnés au dernier alinéa du même article L. 315-2 ;
11° Les projets d’extension des services mentionnés au 14° du I de l’article L. 312-1 dont la capacité est inférieure à un seuil fixé par décret.
La commission d’information et de sélection mentionnée au I du présent article donne son avis sur les projets mentionnés aux 4°, 5° et 10° du présent II.
Version en vigueur depuis le 30 décembre 2015
Les demandes d’autorisation relatives aux établissements et services sociaux et médico-sociaux qui ne sont pas soumises à la procédure d’appel à projet sont présentées par la personne physique ou la personne morale de droit public ou de droit privé qui en assure ou est susceptible d’en assurer la gestion.
L’absence de réponse dans le délai de six mois suivant la date de dépôt de la demande vaut rejet de celle-ci.
Lorsque, dans un délai de deux mois, le demandeur le sollicite, les motifs justifiant ce rejet lui sont notifiés dans un délai d’un mois. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre la décision de rejet est prorogé jusqu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été notifiés.
Lorsque, dans un délai de deux mois, le demandeur le sollicite, les motifs justifiant ce rejet lui sont notifiés dans un délai d’un mois. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre la décision de rejet est prorogé jusqu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été notifiés.
Est-ce que « ne requérant aucun financement public »et « ne sont pas soumises à la procédure d’appel à projet » veulent dire exactement la même chose,si oui ça explique le courrier du Sénat
A défaut de notification des motifs justifiant le rejet de la demande, l’autorisation est réputée acquise
Modifié par Décret n°2010-870 du 26 juillet 2010 – art. 1
Les projets de création, de transformation et d’extension d’établissements ou de services sociaux et médico-sociaux relevant de l’article L. 312-1 et ne requérant aucun financement public font l’objet d’une demande d’autorisation déposée auprès de l’autorité ou des autorités compétentes pour délivrer l’autorisation mentionnée au I de l’article L. 313-1-1. La procédure mentionnée à l’article L. 313-2 leur est applicable.
En cas d’autorisation conjointe, la première autorité saisie transmet la demande à l’autre autorité dans le mois qui suit sa réception. Le délai mentionné à l’article L. 313-2 court à compter de la réception de la demande par cette deuxième autorité. La personne qui a déposé la demande est informée de cette réception.
La décision d’autorisation est publiée au recueil des actes administratifs de chaque autorité compétente. Elle est notifiée au demandeur par lettre recommandée avec avis de réception.
Les dispositions de l’article D. 313-7-2 sont applicables aux projets relevant de la présente sous-section.
Version en vigueur depuis le 01 août 2010
Création Décret n°2010-870 du 26 juillet 2010 – art. 1
Les demandes d’autorisation sont accompagnées de tout document permettant de décrire de manière complète le projet et d’apprécier le respect des critères mentionnés à l’article L. 313-4, notamment les éléments suivants :
1° La nature des prestations délivrées et les catégories de publics concernés ;
2° La répartition prévisionnelle de la capacité d’accueil par type de prestations ;
3° La répartition prévisionnelle des effectifs de personnels par type de qualifications ;
4° Le budget prévisionnel en année pleine de l’établissement ou du service pour sa première année de fonctionnement.
Le dossier de demande d’autorisation est réputé être complet si, dans le délai d’un mois à compter de sa réception, l’autorité compétente ou, en cas d’autorisation conjointe, la première autorité saisie n’a pas fait connaître au demandeur, par lettre recommandée avec avis de réception, la liste des pièces manquantes ou incomplètes.
L’absence de réponse dans le délai de six mois suivant la date de dépôt de la demande vaut rejet de celle-ci.
Lorsque, dans un délai de deux mois, le demandeur le sollicite, les motifs justifiant ce rejet lui sont notifiés dans un délai d’un mois. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre la décision de rejet est prorogé jusqu’à l’expiration d’un délai de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été notifiés.
A défaut de notification des motifs justifiant le rejet de la demande, l’autorisation est réputée acquise.
Version en vigueur depuis le 09 février 2022
Modifié par LOI n°2022-140 du 7 février 2022 – art. 7 (V)
L’autorisation est délivrée :
a) Par le président du conseil départemental, pour les établissements et services mentionnés aux 1°, 6°, 7°, 8°, 11°, 12° et 17° du I de l’article L. 312-1 et pour les lieux de vie et d’accueil mentionnés au III du même article L. 312-1, lorsque les prestations qu’ils dispensent sont susceptibles d’être prises en charge par l’aide sociale départementale ou lorsque leurs interventions relèvent d’une compétence dévolue par la loi au département ;
b) Par le directeur général de l’agence régionale de santé pour les établissements et services mentionnés aux 2°, 5°, 6°, 7°, 9°, 11° et 12° du I de l’article L. 312-1 et pour les lieux de vie et d’accueil mentionnés au III du même article, lorsque les prestations qu’ils dispensent sont susceptibles d’être prises en charge par les organismes d’assurance maladie ;
c) Par l’autorité compétente de l’État, pour les établissements et les services mentionnés aux 4°, 8°, 10°, 11°, 12° et 13° du I de l’article L. 312-1 et pour les lieux de vie et d’accueil mentionnés au III du même article L. 312-1, lorsque les prestations qu’ils dispensent sont susceptibles d’être prises en charge par l’État, ainsi que, après avis conforme du procureur de la République, pour les services mentionnés aux 14° et 15° du I dudit article L. 312-1 ;
d) Conjointement par le président du conseil départemental et le directeur général de l’agence régionale de santé, pour les établissements, les services et les lieux de vie et d’accueil dont l’autorisation relève simultanément des a et b du présent article, ainsi que pour ceux dont l’autorisation relève du 3° du I de l’article L. 312-1 ;
e) Conjointement par l’autorité compétente de l’État et le président du conseil départemental, pour les établissements, les services et les lieux de vie et d’accueil dont l’autorisation relève simultanément des a et c du présent article, ainsi que pour ceux dont l’autorisation relève du 4° du I de l’article L. 312-1 ;
f) Conjointement par l’autorité compétente de l’État et le directeur général de l’agence régionale de santé, pour les établissements, les services et les lieux de vie et d’accueil dont l’autorisation relève simultanément des b et c du présent article ;
g) Par le président du conseil départemental pour les services mentionnés au 16° du I de l’article L. 312-1.
Le président du conseil départemental transmet au directeur général de l’agence régionale de santé tout acte d’autorisation pris pour les établissements mentionnés aux III et IV de l’article L. 313-12. Le contenu et les modalités de cette transmission sont définis par décret.
Le président du conseil départemental transmet au représentant de l’État dans la région ou au directeur général de l’agence régionale de santé tout acte d’autorisation pris en application du a du présent article et relevant de sa compétence exclusive.
Le contenu et les modalités de cette transmission sont définis par décret.
En vigueur depuis le 01 février 2017
Création Décret n°2016-1759 du 16 décembre 2016 – art. 1
Sont transmis au représentant de l’État dans la région les actes d’autorisation relevant de la compétence exclusive du président du conseil départemental et relatifs :
1° Aux établissements et services relevant du 1° ou du 16° du I de l’article L. 312-1 ;
2° Aux lieux de vie et d’accueil relevant du III du même article, à l’exception de ceux qui accueillent des personnes handicapées.
Sous réserve de l’application de l’article D. 313-10-5, les actes d’autorisation des autres établissements, services et lieux de vie et d’accueil mentionnés à l’article L. 312-1 et relevant de la compétence exclusive du président du conseil départemental sont transmis au directeur général de l’agence régionale de santé.
Article D313-10-7
La transmission prévue à l’article précédent est effectuée au plus tard dans un délai de deux mois à compter de la signature de l’acte.
ne concerne pas les LVA
Version en vigueur depuis le 25 novembre 2018
Modifié par LOI n°2018-1021 du 23 novembre 2018 – art. 125 (V)
L’autorisation est accordée si le projet :
1° Est compatible avec les objectifs et répond aux besoins sociaux et médico-sociaux fixés par le schéma régional de santé ou par le schéma d’organisation sociale et médico-sociale dont il relève et, pour les établissements visés au b du 5° du I de l’article L. 312-1, aux besoins et débouchés recensés en matière de formation professionnelle ;
2° Satisfait aux règles d’organisation et de fonctionnement prévues par le présent code et prévoit les démarches d’évaluation et les systèmes d’information respectivement prévus aux articles L. 312-8 et L. 312-9
3° Répond au cahier des charges établi, dans des conditions fixées par décret, par les autorités qui délivrent l’autorisation, sauf en ce qui concerne les projets visés au II de l’article L. 313-1-1 ;
4° Est compatible, lorsqu’il en relève, avec le programme interdépartemental mentionné à l’article L. 312-5-1 ou le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées mentionné à l’article L. 312-5-3, et présente un coût de fonctionnement en année pleine compatible avec le montant des dotations mentionnées, selon le cas, aux articles L. 312-5-2, L. 313-8, L. 314-3, L. 314-3-2 et L. 314-4, au titre de l’exercice au cours duquel prend effet cette autorisation.
L’autorisation fixe l’exercice au cours de laquelle elle prend effet.
L’autorisation, ou son renouvellement, peuvent être assortis de conditions particulières imposées dans l’intérêt des personnes accueillies.
Pour les projets ne relevant pas de financements publics, l’autorisation est accordée si le projet satisfait aux règles d’organisation et de fonctionnement prévues au présent code, et prévoit les démarches d’évaluation.
L.313-6 le III n’y soumet pas les LVA
L’autorisation délivrée pour les projets de création, de transformation et d’extension supérieure au seuil prévu au 1° du II de l’article L. 313-1-1 des établissements et services sociaux et médico-sociaux est valable sous réserve du résultat d’une visite de conformité aux conditions techniques minimales d’organisation et de fonctionnement mentionnées au II de l’article L. 312-1 dont les modalités sont fixées par décret
.VISITE de Conformité Contestée, les juristes de l’uriopss ne nous y soumettent pas non plus, lire notre page https://faste.temp.devw.fr/visite-de-conformite/
Article D313-11
Version en vigueur depuis le 18 juin 2016
Modifié par Décret n°2016-801 du 15 juin 2016 – art. 1
Deux mois avant la date d’ouverture d’un établissement ou d’un service autorisé au titre de l’article L. 313-1 ou, en cas d’extension, deux mois avant la date d’entrée en service de la nouvelle capacité autorisée, la personne physique ou la personne morale de droit public ou privé détentrice de l’autorisation saisit la ou les autorités compétentes mentionnées à l’article L. 313-3 ou l’autorité mentionnée à l’article L. 315-4 afin que soit conduite la visite de conformité prévue à l’article L. 313-6.
Article D313-12
Version en vigueur depuis le 18 juin 2016
Modifié par Décret n°2016-801 du 15 juin 2016 – art. 1
La demande de visite prévue à l’article D. 313-11 est accompagnée d’un dossier comportant :
1° Le projet de chacun des documents suivants :
a) Le projet d’établissement ou de service mentionné à l’article L. 311-8 ;
b) Le règlement de fonctionnement mentionné à l’article L. 311-7 ;
c) Le livret d’accueil mentionné à l’article L. 311-4 ;
2° Ainsi que les éléments énumérés ci-après :
a) La description de la forme de participation qui sera mise en oeuvre conformément à l’article L. 311-6 ;
b) Le modèle du contrat de séjour ou du document individuel de prise en charge mentionnés à l’article L. 311-4 et, le cas échéant, le modèle du contrat mentionné au dernier alinéa de l’article L. 342-1 ;
c) Les plans des locaux ;
d) Le tableau des effectifs du personnel, l’état du personnel déjà recruté et le curriculum vitae du directeur ;
e) Le budget prévisionnel pour la première année de fonctionnement et la première année pleine.
Lorsque la demande de visite concerne un service mentionné au 14° du I de l’article L. 312-1, le dossier comporte, à la place des documents mentionnés au c du 1° et au b du 2°, le projet de notice d’information mentionnée à l’article L. 471-6 et le modèle de document individuel de protection des majeurs mentionné au 3° de l’article L. 471-8.
L’autorisation délivrée pour les projets d’extension inférieure au seuil prévu au 1° du II de l’article L. 313-1-1 donne lieu à une visite de conformité lorsqu’ils nécessitent des travaux subordonnés à la délivrance d’un permis de construire, une modification du projet d’établissement mentionné à l’article L. 311-8 ou un déménagement sur tout ou partie des locaux.
L’autorisation ou son renouvellement valent, sauf mention contraire, habilitation à recevoir des bénéficiaires de l’aide sociale et, lorsque l’autorisation est accordée par le représentant de l’État ou le directeur général de l’agence régionale de santé, seul ou conjointement avec le président du conseil départemental, autorisation de dispenser des prestations prises en charge par l’État ou les organismes de sécurité sociale.
L’ouverture à l’ensemble des assurés sociaux, sans modification de sa capacité d’accueil, d’un établissement ou d’un service antérieurement autorisé à délivrer des soins remboursables à certains de ces assurés n’est pas considérée comme une création au sens de l’article L. 313-1-1 et pour l’application du même article. Cette ouverture est autorisée dans les conditions prévues au 2° de l’article L. 313-4.
Version en vigueur depuis le 05 août 2011
Modifié par Décret n°2011-936 du 1er août 2011 – art. 3
Au plus tard trois semaines avant la date d’ouverture, la ou les autorités mentionnées à l’article D. 313-11 organisent une visite de l’établissement ou du service, avec le concours de l’échelon régional du service médical lorsque le financement de l’établissement ou du service est pris en charge en tout ou partie par l’assurance maladie. Le concours de l’échelon régional du service médical n’est pas requis lorsque la visite concerne un service mentionné au 14° du I de l’article L. 312-1.
Il est notamment vérifié sur place que l’établissement ou le service :
1° Est organisé conformément aux caractéristiques de l’autorisation accordée et, le cas échéant, aux conditions particulières mentionnées au sixième alinéa de l’article L. 313-4 ;
2° Respecte les conditions techniques minimales d’organisation de fonctionnement mentionnées au II de l’article L. 312-1.
Version en vigueur depuis le 05 août 2011
Modifié par Décret n°2011-936 du 1er août 2011 – art. 3
Un procès-verbal de visite est dressé par la ou les autorités mentionnées à l’article D. 313-11 et adressé sous quinzaine au titulaire de l’autorisation.
Lorsque le résultat de la visite est positif, l’établissement peut commencer à fonctionner. Lorsque l’équipement n’est pas conforme à tout ou partie des éléments énumérés à l’article D. 313-13, la ou les autorités compétentes mentionnées à l’article D. 313-11 font connaître au titulaire de l’autorisation, sous quinzaine et par écrit, les transformations et modifications à réaliser dans un délai prescrit pour en garantir la conformité. L’entrée en fonctionnement de l’équipement est subordonnée à la constatation de la conformité de l’équipement à l’issue d’une nouvelle visite, organisée dans les mêmes conditions dans la limite du délai prévu à l’article D. 313-7-2.
Cette seconde visite intervient dans un délai de quinze jours courant à compter de la date d’expiration du délai mentionné au premier alinéa.
Article L313-13
Version en vigueur depuis le 25 décembre 2022
Modifié par LOI n°2022-1616 du 23 décembre 2022 – art. 62
I.-L’autorité compétente pour délivrer l’autorisation contrôle l’application des dispositions du présent code par les établissements et services sociaux et médico-sociaux et lieux de vie et d’accueil mentionnés à l’article L. 312-1 et par les autres services de leurs organismes gestionnaires qui concourent, dans le cadre de l’autorisation, à la gestion desdits établissements, services et lieux de vie et d’accueil.
Cette même autorité ainsi que, pour le compte de l’État, les services ou les établissements publics désignés par voie réglementaire contrôlent également l’application des dispositions du présent code par toute personne morale qui exerce un contrôle, au sens de l’article L. 233-3 du code de commerce, sur une personne mentionnée au premier alinéa du présent I.
Le présent I est notamment applicable aux structures qui, sans détenir une autorisation correspondant à leurs activités, ont la nature d’un établissement ou service social ou médico-social ou d’un lieu de vie et d’accueil au sens de l’article L. 312-1 précité.
II.-Pour les établissements, services et lieux de vie et d’accueil relevant, en vertu du I du présent article, de la compétence du représentant de l’État, les contrôles prévus à la présente section sont effectués par les personnels, placés sous son autorité ou sous celle de l’agence régionale de santé ou mis à sa disposition par d’autres services de l’État ou par d’autres agences régionales de santé, mentionnés aux articles L. 1421-1 et L. 1435-7 du code de la santé publique ou par les personnels des services déconcentrés de la protection judiciaire de la jeunesse.
Ils peuvent être assistés par d’autres personnes dans les conditions prévues à l’article L. 1421-1 précité.
Les visites d’inspection sont conduites par un médecin inspecteur de santé publique ou par un inspecteur de l’action sanitaire et sociale.
III.-Pour les établissements, services et lieux de vie et d’accueil relevant de la compétence du directeur général de l’agence régionale de santé, les contrôles prévus à la présente section sont effectués par les personnels des agences régionales de santé mentionnés aux articles L. 1421-1 et L. 1435-7 du code de la santé publique et les autres personnes susceptibles de les assister.
IV.-Pour les établissements, services et lieux de vie et d’accueil relevant de la compétence du président du conseil départemental, les contrôles prévus à la présente section sont effectués par les agents départementaux mentionnés à l’article L. 133-2 du présent code dans les conditions définies par la présente section.
V.-Pour les établissements, services et lieux de vie et d’accueil relevant d’une autorisation conjointe, les contrôles prévus à la présente section sont effectués de façon séparée ou conjointe par les agents mentionnés aux II à IV du présent article, dans la limite de leurs compétences respectives.
VI.-Quelle que soit l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation, le représentant de l’État dans le département peut, à tout moment, diligenter les contrôles prévus à la présente section. Il dispose à cette fin des personnels mentionnés au premier alinéa du II du présent article. Il informe l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation des résultats de ces contrôles.
Le président du conseil départemental informe sans délai le représentant de l’État dans le département de tout événement survenu dans un établissement ou service qu’il autorise, dès lors qu’il est de nature à compromettre la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral des personnes accueillies. Le représentant de l’État en informe le procureur de la République lorsque l’établissement ou le service accueille des majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique.
Quelle que soit l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation, les établissements, services et lieux de vie et d’accueil ainsi que les personnes morales gestionnaires de ces établissements, services et lieux de vie et d’accueil, pour leurs activités consacrées à cette gestion, sont soumis au contrôle des membres de l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des finances.
Les personnes morales qui exercent, directement ou indirectement, le contrôle exclusif ou conjoint des personnes morales gestionnaires des établissements, services et lieux de vie et d’accueil ainsi que les autres personnes morales qu’elles contrôlent et qui concourent à la gestion de ces établissements, services et lieux de vie et d’accueil ou leur fournissent des biens et services sont également soumises au contrôle de l’inspection générale des affaires sociales et de l’inspection générale des finances, pour leurs activités consacrées à cette gestion.
Article R313-25
Version en vigueur depuis le 31 mai 2021
Modifié par Décret n°2021-684 du 28 mai 2021 – art. 38
I.-Pour l’application du deuxième alinéa de l’article L. 1421-2 du code de la santé publique, le contrôle effectué dans les locaux, lieux, installations et moyens de transport à usage d’habitation1 peut être annoncé préalablement à l’occupant, et, le cas échéant, à son représentant légal s’il s’agit d’un mineur ou, s’il s’agit de majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation, la personne chargée de cette mesure, ou inopiné.
II.-Dans les deux cas prévus au I, l’accord écrit de l’occupant ou de son représentant légal s’il s’agit d’un mineur ou, s’il s’agit de majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation, de la personne chargée de cette mesure, est recueilli par un agent habilité et assermenté au moyen d’un formulaire dont le modèle est défini par arrêté du ministre en charge des affaires sociales. Ce document est annexé au rapport de contrôle.
En cas de refus de donner l’accord écrit, l’autorité ayant ordonné le contrôle peut demander au juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire dans le ressort duquel sont situés les lieux à visiter une autorisation de procéder au contrôle des locaux, lieux, installations et moyens de transport à usage d’habitation dans les conditions de l’article L. 1421-2-1 du code de la santé publique.
III.-Le contrôle s’effectue en présence de l’occupant des lieux qui contresigne, à la fin du contrôle sur place, la mention de l’heure de début et de fin de contrôle et peut inscrire ses observations sur le formulaire d’accord écrit. Une copie de l’accord écrit est remise à l’occupant ou à son représentant légal s’il s’agit d’un mineur ou, s’il s’agit de majeur faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation, à la personne chargée de cette mesure.
(1) Voir Bulletin officiel Santé – Protection sociale – Solidarité n° 2022/25 du 15 décembre 2022
https://sante.gouv.fr/fichiers/bo/2022/2022.25.sante.pdf (page 300 puis 327)
Version en vigueur depuis le 12 août 2023
Création Décret n°2023-761 du 9 août 2023 – art. 1
Lorsque l’autorité compétente en application de l’article L. 313-13 envisage de prononcer, à l’encontre d’une personne physique ou morale gestionnaire d’un établissement, service ou lieu de vie et d’accueil, une astreinte journalière, une décision faisant obstacle à la délivrance de toute nouvelle autorisation de gestion relevant de sa compétence ou une sanction financière, elle :
1° Notifie à la personne concernée les faits de nature à justifier l’engagement de la procédure ainsi que les montants maximums susceptibles d’être mis à sa charge et l’informe, le cas échéant, qu’elle envisage de ne plus lui accorder de nouvelle autorisation pour une durée maximale qu’elle précise ;
2° Met à même la personne concernée de présenter ses observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, ses observations orales ;
3° Informe la personne concernée de la possibilité de se faire assister d’un conseil ;
4° Le cas échéant, met en demeure la personne concernée de transmettre le chiffre d’affaires de son dernier exercice clos, constituant l’assiette de la sanction financière, ainsi que les documents fiscaux et comptables permettant d’en attester.
L’autorité compétente fixe un délai, qui ne peut être inférieur à huit jours, pour satisfaire aux demandes mentionnées aux 2° et 4°.
La décision, mentionnant les voies et délais de recours, est notifiée à la personne concernée. Elle indique la nature des faits constitutifs du manquement et, le cas échéant, le montant de l’astreinte journalière, la durée de l’interdiction de gérer toute nouvelle autorisation relevant de sa compétence et le montant de la sanction financière prononcée ainsi que ses modalités d’acquittement. Cette décision est transmise sans délai au représentant de l’État dans le département.
Article L313-14
Version en vigueur depuis le 25 décembre 2022
Modifié par LOI n°2022-1616 du 23 décembre 2022 – art. 62
Modifié par LOI n°2022-1616 du 23 décembre 2022 – art. 63
Modifié par LOI n°2022-1616 du 23 décembre 2022 – art. 64
I.-Lorsque les conditions d’installation, d’organisation ou de fonctionnement de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil méconnaissent les dispositions du présent code ou présentent des risques susceptibles d’affecter la prise en charge des personnes accueillies ou accompagnées ou le respect de leurs droits, l’autorité compétente en vertu de l’article L. 313-13 peut enjoindre au gestionnaire d’y remédier, dans un délai qu’elle fixe.
Ce délai doit être raisonnable et adapté à l’objectif recherché. Elle en informe le conseil de la vie sociale quand il existe et, le cas échéant, le représentant de l’État dans le département, ainsi que le procureur de la République dans le cas des établissements et services accueillant des majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique.
L’autorité compétente peut également prévoir les conditions dans lesquelles le responsable de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil assure l’affichage de l’injonction à l’entrée de ses locaux.
Cette injonction peut inclure des mesures de réorganisation ou relatives à l’admission de nouveaux bénéficiaires et, le cas échéant, des mesures individuelles conservatoires, en application du code du travail ou des accords collectifs.
II.-S’il n’a pas été satisfait à l’injonction dans le délai fixé et tant qu’il n’est pas remédié aux risques ou aux manquements en cause, l’autorité compétente peut prononcer, à l’encontre de la personne physique ou morale gestionnaire de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil, une astreinte journalière et l’interdiction de gérer toute nouvelle autorisation relevant de ladite autorité.
L’astreinte journalière, dont le montant est proportionné à la gravité des faits, ne peut être supérieure à 1 000 € par jour.
La durée de l’interdiction prévue au premier alinéa du présent II est proportionnée à la gravité des faits et ne peut excéder trois ans.
III.-Une sanction financière peut en outre être prononcée en cas de méconnaissance des dispositions du présent code. Son montant est proportionné à la gravité des faits constatés et ne peut être supérieur à 5 % du chiffre d’affaires réalisé, en France et dans le champ d’activité en cause, par le gestionnaire lors du dernier exercice clos. A défaut d’activité permettant de déterminer ce plafond, le montant de la sanction financière ne peut être supérieur à 100 000 €.
Lorsque la sanction financière est susceptible de se cumuler avec une amende pénale infligée à raison des mêmes faits, le montant global des amendes et sanctions financières prononcées ne dépasse pas le maximum légal le plus élevé.
IV.-Les astreintes et les sanctions financières mentionnées au présent article sont versées au Trésor public ou, lorsque l’établissement ou le service concerné relève de l’objectif mentionné à l’article L. 314-3-1, à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Elles sont recouvrées comme les créances de l’État étrangères à l’impôt et au domaine.
Elles ne peuvent être prises en charge sous quelque forme que ce soit par des financements publics tels que définis à l’article L. 313-1-1.
V.-S’il n’est pas satisfait à l’injonction dans le délai fixé, l’autorité compétente peut alternativement ou consécutivement à l’application des II, III et IV précédents désigner un administrateur provisoire pour une durée qui ne peut être supérieure à six mois, renouvelable une fois. Celui-ci accomplit, au nom de l’autorité compétente et pour le compte du gestionnaire, les actes d’administration urgents ou nécessaires pour mettre fin aux difficultés constatées. Il dispose à cette fin de tout ou partie des pouvoirs nécessaires à l’administration et à la direction de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil, dans des conditions précisées par l’acte de désignation.
L’administrateur ne doit pas, au cours des cinq années précédentes, avoir perçu à quelque titre que ce soit, directement ou indirectement, une rétribution ou un paiement de la part de la personne physique ou morale gestionnaire, ou, dans le cas d’une personne morale, d’une personne qui détient le contrôle de la personne morale gestionnaire ou de l’une des sociétés contrôlées par elle au sens des II et III de l’article L. 233-16 du code de commerce, ni s’être trouvé en situation de conseil de la personne concernée ou de subordination par rapport à elle. Il doit, en outre, n’avoir aucun intérêt dans l’administration qui lui est confiée. Il justifie, pour ses missions, d’une assurance couvrant les conséquences financières de la responsabilité dans les conditions prévues à l’article L. 814-5 du code de commerce, dont le coût est pris en charge par les établissements, services et lieux de vie et d’accueil qu’il administre, au prorata des charges d’exploitation de chacun d’eux.
VI.-Dans le cas des établissements, services et lieux de vie et d’accueil soumis à autorisation conjointe, les procédures prévues au présent article peuvent être engagées et mises en œuvre à l’initiative de l’une des autorités compétentes, qui en informe les autres sans délai.
Dans le cas des services mentionnés aux 14° et 15° du I de l’article L. 312-1, ainsi que dans le cas des établissements et services accueillant à un autre titre des majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique, l’injonction prévue au premier alinéa du présent article peut être demandée par le procureur de la République.
Modifié par Décret n°2019-1382 du 17 décembre 2019 – art. 1
Version en vigueur depuis le 20 décembre 2019
L’administrateur provisoire, désigné en application des dispositions des articles L. 313-14, L. 313-14-1 ou L. 313-17, est choisi en raison de ses compétences en matière médico-sociale ou sociale. Il doit satisfaire aux conditions définies aux 1 à 4° de l’article L. 811-5 du code de commerce.
Dans le cas où une rémunération est prévue par l’autorité qui l’a désigné en application de l’article L. 313-14 du présent code, cette rémunération est assurée par les établissements, services et lieux de vie et d’accueil qu’il administre, au prorata des charges d’exploitation de chacun d’eux.
Version en vigueur depuis le 20 décembre 2019
Création Décret n°2019-1382 du 17 décembre 2019 – art. 1
L’administrateur provisoire désigné dans le cas prévu à l’article L. 313-17 a à sa disposition l’ensemble des locaux et du personnel de l’établissement, ainsi que les fonds de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil. La personne physique ou morale gestionnaire est tenue de lui remettre le registre coté et paraphé prévu à l’article L. 331-2, les dossiers des personnes accueillies ou accompagnées, les livres de comptabilité et l’état des stocks. L’administrateur provisoire est habilité à recouvrer les créances et à acquitter les dettes de l’établissement.
Version en vigueur depuis le 20 décembre 2019
Modifié par Décret n°2019-1382 du 17 décembre 2019 – art. 1
Dans le cadre de la mise en œuvre des injonctions faites en application de l’article L. 313-14 ou de l’article L. 313-14-1, l’administrateur provisoire procède, en matière de gestion des personnels, au licenciement individuel, à la remise à disposition ou à la mutation des personnels dans les conditions précisées par l’acte de désignation mentionné à l’article L. 313-14 et si ces mesures sont urgentes ou nécessaires, afin de permettre le retour à un fonctionnement normal de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil.
Modifié par Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
L’autorité compétente pour délivrer l’autorisation peut mettre fin à toute activité ayant donné lieu à une création ou une transformation, ou constitutive d’une extension sans l’autorisation prévue à cet effet.
Les dispositions des II et III de l’article L. 313-16 sont applicables.
L’autorité compétente met en œuvre la décision de cessation d’activité selon les modalités prévues à l’article L. 313-17.
Version en vigueur depuis le 19 janvier 2018
Modifié par Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
I.-Lorsque la santé, la sécurité, ou le bien-être physique ou moral des personnes accueillies ou accompagnées sont menacés ou compromis, et s’il n’y a pas été remédié dans le délai fixé par l’injonction prévue à l’article L. 313-14 ou pendant la durée de l’administration provisoire, l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation peut décider la suspension ou la cessation de tout ou partie des activités de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil dans les conditions prévues aux articles L. 313-17 et L. 313-18.
En cas d’urgence ou lorsque le gestionnaire refuse de se soumettre au contrôle prévu à l’article L. 313-13, l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation peut, sans injonction préalable, prononcer la suspension de l’activité en cause pour une durée maximale de six mois.
II.-Lorsque l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation est le président du conseil départemental et en cas de carence de ce dernier, le représentant de l’État dans le département peut, après mise en demeure restée sans résultat, prendre en ses lieu et place les décisions prévues au I du présent article. En cas d’urgence, il peut prendre ces décisions sans mise en demeure adressée au préalable.
III.-Lorsque l’établissement, le service ou le lieu de vie et d’accueil relève d’une autorisation conjointe, les décisions prévues au I sont prises conjointement par les autorités compétentes. En cas de désaccord entre ces autorités, lesdites décisions peuvent être prises par le représentant de l’État dans le département.
IV-Lorsque le service relève du 14° ou du 15° du I de l’article L. 312-1, ou lorsque l’établissement ou le service accueille à un autre titre des majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique, la décision prévue au premier alinéa du I du présent article est prise sur avis du procureur de la République, ou à la demande de celui-ci. Lorsqu’il est fait application du deuxième alinéa du même I, le procureur de la République en est informé.
Version en vigueur depuis le 19 janvier 2018
Modifié par Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
En cas de suspension ou de cessation définitive de l’activité d’un établissement, d’un service ou d’un lieu de vie et d’accueil, la ou les autorités compétentes pour délivrer l’autorisation ou, en cas de carence, le représentant de l’État dans le département prennent en tant que de besoin les mesures nécessaires à la continuité de la prise en charge des personnes qui y étaient accueillies.
Elles peuvent désigner à cette fin un administrateur provisoire dans les conditions prévues au V de l’article L. 313-14, y compris dans l’hypothèse d’une cessation définitive de l’activité volontaire ou résultant de l’application de l’article L. 313-16. La date d’effet de la cessation définitive de l’activité est alors fixée par la ou les autorités compétentes au terme de l’administration provisoire.
Article R313-26-1
Création Décret n°2019-1382 du 17 décembre 2019 – art. 1
L’administrateur provisoire désigné dans le cas prévu à l’article L. 313-17 a à sa disposition l’ensemble des locaux et du personnel de l’établissement, ainsi que les fonds de l’établissement, du service ou du lieu de vie et d’accueil. La personne physique ou morale gestionnaire est tenue de lui remettre le registre coté et paraphé prévu à l’article L. 331-2, les dossiers des personnes accueillies ou accompagnées, les livres de comptabilité et l’état des stocks. L’administrateur provisoire est habilité à recouvrer les créances et à acquitter les dettes de l’établissement.
Article L313-18
Version en vigueur depuis le 19 janvier 2018
Modifié par Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
La cessation définitive, volontaire ou résultant de l’application de l’article L. 313-16, de tout ou partie des activités du service, de l’établissement ou du lieu de vie et d’accueil donne lieu à l’abrogation concomitante, totale ou partielle, de l’autorisation prévue à l’article L. 313-1.
Par exception au premier alinéa, l’autorisation peut être transférée à l’initiative de l’autorité compétente pour la délivrer à une personne publique ou privée en vue de la poursuite de l’activité considérée. En cas d’autorisation conjointe, ce transfert est prononcé à l’initiative de l’une ou l’autre des autorités compétentes, pour ce qui la concerne, ou d’un accord commun.
Modifié par Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
En cas de cessation définitive des activités d’un établissement ou d’un service géré par une personne morale de droit public ou de droit privé celle-ci reverse à une collectivité publique ou à un établissement privé poursuivant un but similaire les sommes affectées à l’établissement ou service, apportées par l’État, par l’agence régionale de santé, les collectivités territoriales et leurs établissements publics ou par les organismes de sécurité sociale, énumérées ci-après :
1° Les subventions d’investissement non amortissables, grevées de droits, ayant permis le financement de l’actif immobilisé de l’établissement ou du service. Ces subventions sont revalorisées selon des modalités fixées par décret ;
2° Les réserves de trésorerie de l’établissement ou du service constituées par majoration des produits de tarification et affectation des excédents d’exploitation réalisés avec les produits de la tarification ;
3° Des excédents d’exploitation provenant de la tarification affectés à l’investissement de l’établissement ou du service, revalorisés dans les conditions prévues au 1° ;
4° Les provisions pour risques et charges, les provisions réglementées et les provisions pour dépréciation de l’actif circulant constituées grâce aux produits de la tarification et non employées le jour de la fermeture ;
5° Le solde des subventions amortissables et transférables ;
6° En cas de non-dévolution des actifs immobilisés au repreneur de l’établissement ou du service fermé, les plus-values sur les actifs immobilisés ayant fait l’objet d’amortissements pris en compte dans les calculs des tarifs administrés.
La collectivité publique ou l’établissement privé attributaire des sommes précitées peut être :
a) Choisi par le gestionnaire de l’établissement ou du service fermé, avec l’accord de l’autorité ou des autorités ayant délivré l’autorisation du lieu d’implantation de cet établissement ou service ;
b) Désigné par l’autorité compétente de l’État dans le département, en cas d’absence de choix du gestionnaire ou de refus par l’autorité ou les autorités mentionnées au a.
L’organisme gestionnaire de l’établissement ou du service fermé peut, avec l’accord de l’autorité de tarification concernée, s’acquitter des obligations prévues aux 1° et 3° en procédant à la dévolution de l’actif net immobilisé de l’établissement ou du service.
Version en vigueur depuis le 22 mars 2015
Modifié par LOI n°2013-403 du 17 mai 2013 – art. 1 (V)
L’autorité judiciaire et les services relevant de l’autorité du garde des sceaux, ministre de la justice, exercent, sans préjudice des pouvoirs reconnus au président du conseil départemental, un contrôle sur les établissements et services mentionnés au 4° du I de l’article L. 312-1.
Article L313-21 (abrogé)
Version en vigueur du 19 mai 2011 au 19 mars 2014
Abrogé par LOI n°2014-344 du 17 mars 2014 – art. 76
Modifié par LOI n°2011-525 du 17 mai 2011 – art. 177
Les infractions aux dispositions des articles L. 311-4 à L. 311-9 et du quatrième alinéa de l’article L. 313-1-2 en ce qui concerne le contrat et le livret d’accueil du présent code sont constatées et poursuivies dans les conditions fixées par les articles L. 450-1, L. 450-2, L. 450-3, L. 450-7, L. 450-8 et L. 470-5 du code de commerce.
Version en vigueur du 26 février 2010 au 30 décembre 2015
Modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 18
Est puni d’un emprisonnement de trois mois et d’une amende de 3 750 euros :
1° La création, la transformation et l’extension des établissements et services énumérés à l’article L. 312-1, sans avoir obtenu l’autorisation prévue à l’article L. 313-1 ou l’agrément prévu au troisième alinéa de l’article L. 313-1-2 ;
2° La cession de l’autorisation prévue à l’article L. 313-1 sans l’accord préalable de l’autorité administrative qui l’a délivrée ;
3° Le fait d’apporter un changement important dans l’activité, l’installation, l’organisation, la direction ou le fonctionnement d’un établissement ou service soumis à autorisation sans la porter à la connaissance de l’autorité.
Les personnes physiques coupables des infractions au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, suivant les modalités de l’article L. 131-27 du code pénal, d’exploiter ou de diriger tout établissement ou service soumis aux dispositions du présent titre
Article L313-22-1
Version en vigueur du 02 décembre 2005 au 19 janvier 2018
Création Ordonnance n°2005-1477 du 1 décembre 2005 – art. 11 () JORF 2 décembre 2005
Est puni des peines prévues à l’article L. 1425-1 du code de la santé publique le fait de faire obstacle au contrôle prévu à la section 4 du chapitre III du titre Ier et au titre III du livre III.
Article L313-23 (abrogé)
Version en vigueur du 26 février 2010 au 30 décembre 2015
Abrogé par LOI n°2015-1776 du 28 décembre 2015 – art. 58 (V)
Modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 – art. 18
Est puni d’un emprisonnement de trois mois et d’une amende de 3 750 euros le fait d’accueillir, dans les établissements assurant l’hébergement des personnes âgées mentionnés au 6° de l’article L. 312-1 et dans les établissements de santé autorisés à dispenser des soins de longue durée, des personnes âgées remplissant les conditions de dépendance mentionnées au premier alinéa de l’article L. 232-1, sans avoir passé la convention prévue au I de l’article L. 313-12.
Les personnes physiques reconnues coupables de l’infraction prévue au présent article encourent également la peine complémentaire d’interdiction, suivant les modalités prévues à l’article L. 131-27 du code pénal, d’exploiter ou de diriger tout établissement soumis aux dispositions de l’article L. 312-1 ainsi que d’accueillir des personnes âgées dans le cadre du titre IV du livre IV du présent code.
Article L313-24
Version en vigueur du 02 décembre 2005 au 01 septembre 2022
Modifié par Ordonnance n°2005-1477 du 1 décembre 2005 – art. 15 () JORF 2 décembre 2005
Dans les établissements et services mentionnés à l’article L. 312-1, le fait qu’un salarié ou un agent a témoigné de mauvais traitements ou privations infligés à une personne accueillie ou relaté de tels agissements ne peut être pris en considération pour décider de mesures défavorables le concernant en matière d’embauche, de rémunération, de formation, d’affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement du contrat de travail, ou pour décider la résiliation du contrat de travail ou une sanction disciplinaire.
En cas de licenciement, le juge peut prononcer la réintégration du salarié concerné si celui-ci le demande.
Ces dispositions sont applicables aux salariés de l’accueillant familial visé à l’article L. 441-1.
Article L313-25
Version en vigueur depuis le 02 décembre 2005
Modifié par Ordonnance n°2005-1477 du 1 décembre 2005 – art. 12 () JORF 2 décembre 2005
I.-Les administrateurs et les cadres dirigeants salariés au sens de l’article L. 212-15-1 du code du travail d’une personne morale de droit privé à but non lucratif gérant un établissement social et médico-social, les directeurs des établissements sociaux et médico-sociaux relevant de l’article L. 312-1 déclarent les conventions passées directement ou par personne interposée avec la personne morale dans les cas prévus aux deux premiers alinéas de l’article L. 612-5 du code de commerce et dans les conditions fixées par ce même article.
Il en est de même pour les conventions auxquelles sont parties les membres de la famille des administrateurs, des cadres dirigeants et des directeurs des établissements sociaux et médico-sociaux qui sont salariés par le même organisme gestionnaire dans lequel exercent ces administrateurs et ces cadres dirigeants.
II.-Les financements apportés par un établissement social ou médico-social soit en espèces, soit en nature sous forme de mise à disposition de locaux, de personnels ou de moyens techniques, entrant dans le calcul des tarifs fixés par les autorités de tarification, sont évalués par le directeur ou la personne qualifiée pour représenter l’établissement. Ce dernier communique ces informations aux autorités de tarification concernées qui peuvent exercer leur contrôle sur ces associations ainsi financées.
Les contrôles des autorités de tarification peuvent s’étendre, d’une part, aux autres activités de l’organisme gestionnaire et, d’autre part, aux sociétés et filiales créées par l’organisme gestionnaire de l’établissement ou du service social ou médico-social et qui sont des prestataires de services de ce dernier.
Version en vigueur depuis le 19 janvier 2018
Modifié par Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
En cas de cessation définitive de l’activité d’un établissement, d’un service ou d’un lieu de vie et d’accueil autorisé en vertu de l’article L. 312-1 ou déclaré en vertu de l’article L. 321-1, les créances que peuvent détenir les mineurs sur ce dernier sont garanties par un privilège général sur les meubles et par une hypothèque légale sur les immeubles appartenant à l’organisme gestionnaire, inscrite au service chargé de la publicité foncière à la requête du représentant de l’État dans le département ou du président du conseil départemental.
Version en vigueur depuis le 30 décembre 2015
Création LOI n°2015-1776 du 28 décembre 2015 – art. 30
Les établissements et services et les lieux de vie et d’accueil informent sans délai, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, les autorités administratives compétentes pour leur délivrer l’autorisation prévue à l’article L. 313-1 ou pour recevoir leur déclaration en application des articles L. 321-1 et L. 322-1 de tout dysfonctionnement grave dans leur gestion ou leur organisation susceptible d’affecter la prise en charge des usagers, leur accompagnement ou le respect de leurs droits et de tout évènement ayant pour effet de menacer ou de compromettre la santé, la sécurité ou le bien-être physique ou moral des personnes prises en charge ou accompagnées.
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2017
Création Décret n°2016-1813 du 21 décembre 2016 – art. 1
Le conseil de la vie sociale de l’établissement, du service, du lieu de vie ou du lieu d’accueil concerné ou, à défaut, les groupes d’expression prévus au 1° de l’article D. 311-21 sont avisés des dysfonctionnements et des événements mentionnés à l’article L. 331-8-1 qui affectent l’organisation ou le fonctionnement de la structure. Le directeur de l’établissement, du service, du lieu de vie ou du lieu d’accueil ou, à défaut, le responsable de la structure communique à ces instances la nature du dysfonctionnement ou de l’événement ainsi que, le cas échéant, les dispositions prises ou envisagées par la structure pour remédier à cette situation et en éviter la reproduction.
Version en vigueur depuis le 01 janvier 2017
Création Décret n°2016-1813 du 21 décembre 2016 – art. 1
Sans préjudice des déclarations et signalements prévus par d’autres dispositions législatives et, le cas échéant, du rapport à l’autorité judiciaire, le directeur de l’établissement, du service, du lieu de vie ou du lieu d’accueil ou, à défaut, le responsable de la structure transmet à l’autorité administrative compétente, sans délai et par tout moyen, les informations concernant les dysfonctionnements graves et événements prévus par l’article L. 331-8-1. Lorsque l’information a été transmise oralement, elle est confirmée dans les 48 heures par messagerie électronique ou, à défaut, par courrier postal.
Cette transmission est effectuée selon un formulaire pris par un arrêté des ministres de la justice et de l’intérieur et des ministres chargés du logement, des personnes âgées, des personnes handicapées, de la protection de l’enfance et de la santé. Cet arrêté précise la nature des dysfonctionnements et événements dont les autorités administratives doivent être informées ainsi que le contenu de l’information et notamment la nature du dysfonctionnement ou de l’événement, les circonstances de sa survenue, ses conséquences, ainsi que les mesures immédiates prises et les dispositions envisagées pour y mettre fin et en éviter la reproduction.
L’information transmise ne contient aucune donnée nominative et garantit par son contenu l’anonymat des personnes accueillies et du personnel.
Toute information complémentaire se rattachant au dysfonctionnement ou à l’événement déclaré fait l’objet d’une transmission à l’autorité administrative dans les mêmes conditions.
Version en vigueur depuis le 19 janvier 2018
Création Ordonnance n°2018-22 du 17 janvier 2018 – art. 1
Les agents mentionnés à l’article L. 313-13 habilités et assermentés à cet effet dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État, recherchent et constatent les infractions définies au présent code, à l’exception de celles prévues à l’article L. 227-8, dans les conditions prévues à l’article L. 313-13-1, par des procès-verbaux transmis au procureur de la République, qui font foi jusqu’à preuve contraire. Lorsque l’établissement ou le service accueille des majeurs bénéficiant d’une mesure de protection juridique, ils en transmettent une copie pour information aux juges des tutelles du ressort
Modifié par LOI n°2016-1088 du 8 août 2016 – art. 8 (V)
Les lieux de vie et d’accueil, autorisés en application de l’article L. 313-1, sont gérés par des personnes physiques ou morales.
Dans le cadre de leur mission, les permanents responsables de la prise en charge exercent, sur le site du lieu de vie, un accompagnement continu et quotidien des personnes accueillies.
Les assistants permanents, qui peuvent être employés par la personne physique ou morale gestionnaire du lieu de vie, suppléent ou remplacent les permanents responsables.
Les permanents responsables et les assistants permanents ne sont pas soumis aux dispositions relatives à la durée du travail, à la répartition et à l’aménagement des horaires des titres Ier et II du livre Ier de la troisième partie du code du travail ni aux dispositions relatives aux repos et jours fériés des chapitres Ier et II ainsi que de la section 3 du chapitre III du titre III de ce même livre.
Leur durée de travail est de deux cent cinquante-huit jours par an.
Les modalités de suivi de l’organisation du travail des salariés concernés sont définies par décret.
L’employeur doit tenir à la disposition de l’inspecteur du travail, pendant une durée de trois ans, le ou les documents existants permettant de comptabiliser le nombre de jours de travail effectués par les permanents responsables et les assistants permanents. Lorsque le nombre de jours travaillés dépasse deux cent cinquante-huit jours après déduction, le cas échéant, du nombre de jours affectés sur un compte épargne-temps et des congés reportés dans les conditions prévues à l’article L. 3141-22 du code du travail, le salarié doit bénéficier, au cours des trois premiers mois de l’année suivante, d’un nombre de jours égal à ce dépassement. Ce nombre de jours réduit le plafond annuel légal de l’année durant laquelle ils sont pris.
Création Décret n°2021-909 du 8 juillet 2021 – art. 1
Dans les lieux de vie et d’accueil autorisés en application de l’article L. 313-1, un calendrier prévisionnel des jours de travail est établi mensuellement et remis par l’employeur aux salariés huit jours avant le début du mois auquel il s’applique.
Pour l’application du premier alinéa, il est entendu par jour de travail un jour pendant lequel le salarié exerce ses fonctions, quel que soit le nombre d’heures de travail quotidien.
Le calendrier prévisionnel détermine les jours de repos dans le respect de la durée de travail mentionnée au cinquième alinéa de l’article L. 433-1.
Pour les salariés ne résidant pas sur le lieu de vie et d’accueil, le calendrier précise les horaires d’arrivée et de départ.
Le salarié est réputé résider sur le lieu de vie et d’accueil lorsqu’il y loge pendant une période minimale de soixante-douze heures consécutives.
Le contrat de travail prévoit, le cas échéant, les périodes pendant lesquelles le salarié réside sur le lieu de vie et d’accueil.
Création Décret n°2021-909 du 8 juillet 2021 – art. 1
Le salarié peut demander à son employeur une modification du calendrier prévisionnel mentionné à l’article D. 316-1-1. Il en fait la demande au moins sept jours avant le premier jour de la modification demandée.
L’employeur répond dans un délai de deux jours francs après réception de la demande. Le calendrier prévisionnel est, le cas échéant, révisé et remis au salarié concerné.
Afin de respecter les taux d’encadrement applicables aux lieux de vie et d’accueil, l’employeur peut modifier unilatéralement le calendrier initialement fixé. L’employeur respecte un délai de prévenance d’au moins sept jours francs, sauf en cas de circonstances exceptionnelles où ce délai peut être réduit à un jour franc. L’employeur transmet au salarié le calendrier révisé dans les mêmes délais.
Les dispositions du présent article s’appliquent sans préjudice des modalités spécifiques de prise des congés payés et autres congés définies par le titre IV du livre Ier de la troisième partie du code du travail, notamment s’agissant des délais de prévenance.
Création Décret n°2021-909 du 8 juillet 2021 – art. 1
L’employeur assure un suivi régulier de la charge de travail des salariés en organisant des entretiens réguliers.
Un entretien annuel obligatoire est organisé à l’initiative de l’employeur. Sont abordés au cours de cet entretien la charge de travail du salarié, l’organisation du travail au sein du lieu de vie et d’accueil et ses conséquences éventuelles sur la vie familiale ou personnelle du salarié.
Un entretien peut être organisé à la demande du salarié s’il rencontre des difficultés liées à la charge ou l’organisation du travail. Un bilan est réalisé trois mois après cet entretien pour évaluer les actions correctrices le cas échéant engagées ou celles qui doivent être mises en œuvre.
Création Décret n°2021-909 du 8 juillet 2021 – art. 1
Aux seules fins de calcul des durées maximales de travail et des durées de repos prévues au présent article, l’employeur décompte par tout moyen les heures de travail effectuées par les salariés qui ne résident pas sur le lieu de vie et d’accueil. A défaut d’établissement des temps de repos et de pause dont bénéficient ces salariés, la période comprise entre l’heure d’arrivée sur le lieu de travail et l’heure de départ pour rentrer au domicile constitue du temps de travail au sens du premier alinéa.
La durée hebdomadaire du travail des salariés mentionnés au premier alinéa n’excède pas quarante-huit heures en moyenne sur une période de quatre mois consécutifs.
Lorsque l’organisation du travail ne permet pas d’accorder aux salariés mentionnés au premier alinéa des garanties équivalentes à celles prévues par le code du travail en matière de repos quotidien, de temps de pause, de repos hebdomadaire et de durée de travail de nuit, un repos compensateur leur est octroyé.
La durée du repos compensateur est, exprimée en heures, la suivante :
1° Une durée équivalente à celle du repos quotidien de onze heures mentionné à l’article L. 3131-1 du code du travail dont le salarié n’a pas bénéficié ;
2° Une durée équivalente à celle du temps de pause de vingt minutes toutes les six heures de travail mentionné à l’article L. 3121-16 du code du travail dont le salarié n’a pas bénéficié ;
3° Pour les travailleurs de nuit au sens de l’article L. 3122-5 du code du travail, une durée équivalente à la durée de travail ayant excédé les huit heures quotidiennes maximales de travail mentionnées à l’article L. 3122-6 du même code ;
4° Une durée équivalente à celle du repos hebdomadaire de vingt-quatre heures mentionné à l’article L. 3132-2 du code du travail dont le salarié n’a pas bénéficié.
Le repos compensateur est pris par journée ou demi-journée. Aux fins de calcul des heures de repos prises, la durée d’une journée de repos est égale à la durée que le salarié aurait travaillée en l’absence de repos compensateurs ou, si cette durée ne peut être déterminée, à la moyenne des heures de travail quotidiennes effectuées le dernier mois au cours duquel le salarié a exercé ses fonctions au sein du lieu de vie et d’accueil.
Lorsque le repos compensateur est pris par journée, celle-ci est déduite du nombre de jours de travail mentionné au cinquième alinéa de l’article L. 433-1 du présent code.
La notion « travailleur de nuit » est à approfondir me semble-t-il
